Sans langue de bois, Thierry Henry tranche entre Platini et Zidane : « C’est très difficile, mais je dois choisir…

Michel Platini, Thierry Henry, et Zinédine Zidane
France TV (DR) / CBS (DR) / Le Carré (DR)

Par Rédaction | Sport

Les débats sans fin font partie intégrante de la culture football. En France, l’un des plus passionnés concerne l’identité du plus grand joueur tricolore de tous les temps. Michel Platini ou Zinédine Zidane, deux légendes, deux époques, deux styles. Interrogé sur le sujet, Thierry Henry a accepté de se mouiller. Et son choix n’est pas anodin.

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Ancien capitaine des Bleus et meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France, Thierry Henry occupe lui-même une place à part dans le panthéon du football français. Mais lorsqu’il s’agit de désigner le numéro un absolu, le champion du monde 1998 se retrouve face à un dilemme générationnel. D’un côté, Michel Platini, idole de son enfance et maître à jouer des années 1980. De l’autre, Zinédine Zidane, compagnon de route avec lequel il a tout gagné en sélection.

Figure centrale du football tricolore, Michel Platini a marqué son époque par une domination presque insolente, symbolisée par l’Euro 1984 et ses trois Ballons d’Or consécutifs. De son côté, Zinédine Zidane a offert à la France ses plus grandes joies, avec un palmarès collectif inégalé et des performances décisives dans les moments clés. Deux monstres sacrés, difficiles à départager, même pour leurs pairs.

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Invité sur le plateau de la chaîne américaine CBS, Thierry Henry n’a pas esquivé la question et a livré une réponse empreinte de sincérité, assumant pleinement son raisonnement :

« Honnêtement, c’est une question très difficile pour moi, et vous savez pourquoi ? Parce qu’étant Français, j’ai grandi en idolâtrant Michel Platini. Mais je dois choisir Zizou. Parce qu’on a souffert ensemble, qu’on a bataillé ensemble, et qu’on a gagné ensemble. »

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Un choix qui ne repose pas uniquement sur le talent pur, mais davantage sur l’expérience vécue. L’ancien attaquant d’Arsenal l’admet à demi-mot : la proximité humaine et sportive a pesé lourd dans la balance. Avec Zinédine Zidane, Thierry Henry a partagé les plus grandes heures des Bleus, de la Coupe du monde 1998 à l’Euro 2000, sans oublier l’épopée de 2006.

Cette relation forte n’a pourtant pas toujours été épargnée par les débats extérieurs. Certains observateurs ont longtemps tenté d’opposer les deux hommes, mettant en doute leur complémentarité. Une vision que l’ex-international français a toujours rejetée, comme il l’avait expliqué dans les colonnes du Parisien :

« Avec Zizou, on ne nous a pas comparés, on nous a opposés. Et c’était super nul. Il m’appelle l’Américain, et moi l’Ancien. Je n’ai jamais eu de problème avec lui ! C’était pesant. D’ailleurs, quand il m’a fait sa première passe décisive chez les A, en quart de finale du Mondial 2006 contre le Brésil (1-0), il s’est exclamé à la fin du match : « Maintenant, on ne pourra plus dire que je ne lui en ai jamais donné une ». »

Platini ou Zidane, le débat reste ouvert et continuera d’animer les discussions entre passionnés. Le témoignage de Thierry Henry rappelle toutefois une chose essentielle : au-delà des statistiques et des trophées, le football est aussi une histoire de vécu, de liens humains et de souvenirs partagés. Et sur ce terrain-là, l’ancien numéro 12 des Bleus a fait son choix.

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