Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Entre admiration et incompréhension, la relation entre Laura Smet et son père Johnny Hallyday a souvent été marquée par des contrastes. Si l’amour était bien réel, les excès du rockeur ont parfois laissé des souvenirs déroutants, voire même assez flippants. L’un d’eux, raconté il y a quelques temps par la principale intéressée, en dit long sur le tempérament imprévisible du « Taulier »…
Fille de Johnny Hallyday et de Nathalie Baye, Laura Smet a grandi avec l’image d’un père aussi charismatique qu’instable. Le chanteur, souvent absent durant l’enfance de ses deux aînés, David Hallyday et Laura Smet, tentait parfois de rattraper le temps perdu. Mais ces moments de proximité pouvaient prendre des formes inattendues, tant l’artiste vivait sans filtre ni véritable notion de limite, y compris lorsqu’il s’agissait de sa propre sécurité… et de celle de sa fille.
Dans les années où Johnny Hallyday enchaînait les tournées, les succès et les excès, il restait un homme guidé par ses pulsions. Fou de vitesse, amateur de sensations fortes, l’interprète de « Que je t’aime » n’a jamais caché son goût du danger. Un trait de caractère qui s’est parfois invité dans sa vie de père, comme lors de vacances passées à Saint-Tropez avec sa fille alors adolescente. Invitée de la chaîne 100 Bornes, Laura Smet a ainsi raconté :
« Il avait une Ferrari. Il y a U2 qui passait en concert à Nice. Je ne sais pas ce qu’il s’était passé, mais il n’était pas de très bonne humeur ce soir-là. Il a décidé que ce soit moi qui aille dans la voiture pour aller au concert. J’avais 12-13 ans, et je ne sais pas ce qui lui est arrivé, il n’a pas parlé pendant une heure et demie. Il roulait à plus de 200km/h sur des petites routes. Il mettait la clim’ à fond. J’ai flippé. »
Un trajet glaçant, effectué dans un silence pesant, et qui aurait pu très mal tourner. Heureusement, aucun drame n’est venu assombrir cette virée à haut risque entre le père et la fille. Toujours au même micro, la comédienne a tenu à rassurer sur l’issue de cette soirée hors normes :
« On est arrivés sains et saufs, on a vu le concert, il était content, il m’a fait un peu flipper, ça l’a fait marrer, et on a passé une super soirée. »
Ce rapport ambigu au danger n’était pas nouveau chez Johnny Hallyday. Le rockeur avait déjà frôlé le pire, notamment lors d’un grave accident de voiture avec Sylvie Vartan, alors qu’il roulait à vive allure. Malgré tout, Laura Smet n’a jamais gardé de rancœur ni de traumatisme profond de cet épisode, comme elle l’a expliqué par la suite :
« J’avais totalement confiance parce que c’était mon père, et en même temps je sentais un truc un peu dangereux. Depuis, je n’ai pas peur, ça ne m’a pas traumatisée, mais sur des endroits dangereux je ne suis pas hyper à l’aise. »
Personnage excessif jusqu’au bout, Johnny Hallyday a souvent flirté avec les limites, parfois sans mesurer les conséquences. Si cet épisode au volant d’une Ferrari fait aujourd’hui sourire autant qu’il inquiète, il illustre surtout la personnalité incontrôlable du rockeur. Un souvenir marquant pour Laura Smet, qui témoigne encore, des années plus tard, de l’amour mêlé de frissons qu’elle portait à son père.
