Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La saison des Knicks de New York prend une tournure préoccupante, et pas uniquement sur le plan sportif. Les défaites s’enchaînent, la défense s’effondre et le climat autour de l’équipe semble se tendre. Ces derniers jours, un malaise plus profond est apparu au grand jour, cette fois en dehors du parquet.
Depuis le début de l’année 2026, la franchise new-yorkaise affiche des chiffres alarmants. Huit défaites sur les dix derniers matchs, une défense classée parmi les pires de la ligue et une incapacité récurrente à contenir des équipes pourtant en difficulté au classement. Dans ce contexte pesant, la frustration commence à gagner certains joueurs clés.
Mitchell Robinson, pilier défensif de l’équipe, a laissé transparaître son agacement via les réseaux sociaux. Le pivot, réputé pour sa protection du cercle, a publié plusieurs messages énigmatiques qui ont rapidement attiré l’attention des supporters. Ces sorties publiques ont été perçues comme une critique à peine voilée de la gestion de Mike Brown, notamment sur son utilisation dans les fins de match.
Une fracture qui interroge la gestion collective
C’est en réponse à une question sur Karl-Anthony Towns que Robinson a lâché une remarque lourde de sens. « Mon rôle, c’est juste défendre et prendre des rebonds », laissant entendre que ses responsabilités seraient volontairement limitées. Dans la foulée, il a multiplié les messages personnels, écrivant notamment « Qui est-ce que je peux appeler pour me confier ? », ou encore « Arrêtez de me dire “je t’aime” alors que je me bats tout seul pour rendre tout le monde heureux… ». Autant de phrases qui ont semé le doute sur son état d’esprit.
La situation de Robinson pose une question plus large sur la dynamique interne de l’équipe. Plusieurs observateurs estiment que son absence dans les moments décisifs pèse sur une défense déjà fragile. Interpellé par un supporter soulignant que les Knicks avaient besoin de lui pour verrouiller les fins de match, le joueur a répondu sans détour : « Ils ne me laissent pas », une phrase interprétée comme une critique directe du staff.
Pour autant, la décision de Mike Brown de limiter son temps de jeu dans le money time n’est pas totalement incompréhensible. Robinson traverse une saison compliquée sur la ligne des lancers francs, avec un pourcentage historiquement bas autour de 38 %. Cette faiblesse est régulièrement exploitée par les adversaires, qui n’hésitent pas à le cibler intentionnellement dans les dernières minutes.
Si les résultats ne s’améliorent pas rapidement, la franchise pourrait être contrainte de se pencher non seulement sur ses ajustements tactiques, mais aussi sur la gestion humaine de son vestiaire. Dans une NBA où la cohésion est souvent déterminante, ce genre de signaux faibles peut rapidement devenir un problème majeur si rien n’est fait pour apaiser les tensions.
