Par Rédaction | Sport
Shaquille O’Neal n’a jamais été un joueur ordinaire, et sa trajectoire après les parquets l’est tout aussi peu. Là où beaucoup d’anciens joueurs peinent à préserver leur fortune, lui a bâti un empire financier durable. Avec le recul, le géant explique pourquoi tant de carrières millionnaires se terminent pourtant dans le rouge.
De l’extérieur, les contrats NBA donnent l’illusion d’une sécurité à vie. Des dizaines, parfois des centaines de millions de dollars engrangés en quelques saisons suffiraient, en théorie, à ne plus jamais se soucier de l’avenir. Pourtant, l’histoire montre l’inverse, et Shaq estime que cette réalité est souvent mal comprise par le grand public.
Selon lui, le problème commence dès la perception de l’argent gagné. Beaucoup de joueurs confondent revenus bruts et argent réellement disponible, sans mesurer ce qui disparaît presque immédiatement. Une erreur de base, mais aux conséquences parfois irréversibles une fois la carrière terminée.
Le poids d’un train de vie difficile à freiner
O’Neal insiste sur un point que beaucoup découvrent trop tard : une somme annoncée n’est jamais celle que l’on conserve réellement. « J’ai entendu Odell dire l’autre jour que c’était facile de dépenser 100 millions. Il a raison. Parce que si tu comprends le business, tu ne touches pas réellement 100 millions. Tu dois payer les impôts… et beaucoup de gens ne savent pas que les athlètes paient aussi une taxe liée au divertissement », a-t-il expliqué. Entre les taxes fédérales, locales et spécifiques aux États, la facture grimpe vite, surtout pour ceux qui n’ont jamais été confrontés à ce type de gestion financière.
À cela s’ajoute la brutalité du choc psychologique. Passer d’un compte qui se remplit sans cesse à une réalité où presque la moitié disparaît peut créer un faux sentiment de richesse permanente. Shaq estime que cette incompréhension constitue souvent la première erreur majeure commise par de jeunes joueurs.
Une fois ce premier piège franchi, un second se referme : le mode de vie. O’Neal le reconnaît sans détour, le succès pousse à dépenser sans compter, parfois par plaisir, parfois par pression sociale. « On paie beaucoup d’impôts, on a des familles, on aime les bijoux, on aime les voitures, donc cet argent peut disparaître très facilement », a-t-il ajouté. Ces choix ne sont pas forcément irresponsables à court terme, mais ils deviennent dangereux lorsqu’ils ne sont pas pensés sur le long terme.
Son conseil est simple, mais rarement appliqué. « Il faut s’enseigner le business, apprendre à investir, apprendre à économiser », répète-t-il. Une discipline qui demande du temps, de la curiosité et parfois de l’humilité, surtout lorsqu’on est habitué à ce que tout arrive vite.
