Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La situation se tend sérieusement à New York. En pleine spirale négative, la franchise enchaîne les contre-performances et peine à retrouver une dynamique collective crédible. Les défaites s’accumulent, la pression monte, et chaque geste est désormais scruté à la loupe dans un environnement déjà fragilisé.
Sur le terrain, les Knicks restent englués dans une série noire avec quatre revers consécutifs, et neuf défaites sur leurs onze derniers matches. En dehors du parquet, le climat n’est guère plus serein. Le vestiaire cherche des repères, tandis que le staff tente de maintenir une façade de contrôle malgré des signaux inquiétants.
C’est dans ce contexte qu’une scène survenue après la défaite face aux Suns a cristallisé les tensions. Aperçu en grande discussion, sourires et éclats de rire compris, avec Draymond Green — un ancien joueur qu’il a côtoyé dans une autre organisation — Mike Brown a provoqué un malaise en interne. Selon Ramona Shelburne, « la scène n’est pas bien passée » auprès de plusieurs membres des Knicks, car elle a été perçue comme déplacée après une nouvelle défaite douloureuse.
Un vestiaire qui tente de reprendre le contrôle
Pour un groupe déjà en manque de cohésion, cet épisode a servi de révélateur. Aux yeux de nombreux observateurs, voir l’entraîneur afficher une telle décontraction immédiatement après un revers a renforcé le sentiment de déconnexion entre le banc et ses joueurs. Certains y ont vu le symbole d’un staff plus à l’aise avec ses souvenirs passés qu’avec les problèmes urgents de son effectif actuel.
Face à cette situation, Jalen Brunson a décidé de prendre les choses en main. Le meneur a convoqué une réunion réservée uniquement aux joueurs afin de provoquer une prise de conscience collective. « Il a insisté sur la responsabilité individuelle et la nécessité de se regarder dans le miroir », rapportent plusieurs sources proches de l’équipe, illustrant la gravité du moment traversé.
Sur le plan sportif, la franchise ressent aussi une pression croissante à l’approche de la date limite des transferts. Des profils défensifs et des renforts de banc sont évoqués en interne, mais aucune révolution majeure de l’effectif n’est attendue à court terme. Le noyau dur devrait rester en place, ce qui rend l’amélioration interne indispensable.
Cela signifie que la réponse devra venir du vestiaire lui-même. Le retour progressif de joueurs clés, longtemps gênés par des blessures, offre une fenêtre pour redresser la barre avant la pause du All-Star Game. Mais le temps presse, et la marge d’erreur se réduit à chaque match perdu.
