NBA – « Une conversation inconfortable » : Draymond Green honnête sur le malaise aux Warriors

Draymond Green, star des Warriors
Golden State Warriors (DR)

Par Rédaction | Sport

La situation de Jonathan Kuminga au sein de la franchise de Golden State a longtemps cristallisé les tensions cette saison. Entre mise à l’écart prolongée et incompréhension tactique, le jeune ailier semblait coincé dans une impasse avec son entraîneur Steve Kerr. Pourtant, selon Draymond Green, un tournant discret mais déterminant a récemment permis d’apaiser les relations. Un changement fondé sur le dialogue, plus que sur les résultats immédiats.

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Les Warriors traversent une période particulièrement complexe, marquée par des blessures lourdes et un rendement collectif en baisse. La grave blessure de Jimmy Butler a bouleversé les plans de l’équipe, tout en mettant en lumière certaines lacunes offensives. Dans ce contexte instable, la gestion des hommes est devenue presque aussi cruciale que les choix tactiques. Et le cas Kuminga en était l’illustration parfaite.

Écarté pendant seize matchs consécutifs, l’ailier de 22 ans semblait ne plus entrer dans les plans de Steve Kerr. Son profil, davantage porté sur l’isolement et l’explosivité individuelle, s’accordait difficilement avec un système basé sur le mouvement de balle et la lecture collective autour de Stephen Curry. Cette incompatibilité apparente avait nourri les spéculations sur une rupture durable entre le joueur et son entraîneur.

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Le dialogue comme point de bascule

Face à l’urgence créée par l’absence de Butler, Kerr a finalement redonné sa chance à Kuminga contre Toronto. Et la réponse a été immédiate, avec 20 points inscrits et une activité remarquée, malgré la défaite. Pour Draymond Green, ce retour ne devait rien au hasard mais tout à une discussion franche en coulisses. « Je donne du crédit à JK, mais aussi à Steve. Tu ne peux pas ne pas faire jouer un gars pendant seize matchs et le remettre comme ça sans discuter. Il faut une conversation, savoir quoi dire, comment le dire, et comment tirer le meilleur de ce joueur », a-t-il expliqué.



Green insiste sur le travail invisible réalisé en dehors du parquet, souvent ignoré du grand public. Gérer une équipe NBA ne se limite pas à dessiner des systèmes, mais implique aussi de composer avec des ego, des frustrations et des attentes individuelles. « Beaucoup de choses se passent en coulisses. Les gens pensent qu’on se contente de lancer le ballon et de jouer, mais il y a énormément de travail en amont », a-t-il souligné.

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Selon l’intérieur, cette discussion n’avait rien d’évident ni de confortable. Elle offrait aussi à Kuminga l’occasion d’exprimer son ressenti, voire son mécontentement. « Ça demande une conversation inconfortable. JK aurait pu très mal le prendre, ne rien dire ou envoyer balader tout le monde, et beaucoup l’auraient compris. Mais il ne l’a pas fait, parce que ce n’est pas dans sa nature », a ajouté Green.

Les propos de ses coéquipiers dressent le portrait d’un joueur professionnel et respecté, malgré une situation sportive défavorable. Kuminga serait resté impliqué, prêt à répondre présent lorsque l’équipe aurait de nouveau besoin de lui. Reste désormais à savoir si cet apaisement marque le début d’une collaboration durable ou simplement une trêve dictée par les circonstances. Une chose est sûre : à Golden State, la communication a, pour une fois, pris le pas sur le ressentiment.

Conférence Ouest Draymond Green Golden State Warriors NBA 24/24