NBA – Les Knicks ont-ils commis une boulette avec ce gros trade ?

Karl-Anthony Towns et Jalen Brunson, joueurs des Knicks
Podcast P (DR) / Knicks (DR)

Par Rédaction | Sport

L’échange impliquant Karl-Anthony Towns continue de faire parler, plus d’un an après son officialisation. Longtemps perçu comme un coup gagnant évident pour New York, le dossier prend aujourd’hui une tournure beaucoup plus nuancée. Les performances contrastées des deux équipes ont relancé le débat, au point de faire émerger des avis très tranchés.

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Lorsque New York a récupéré Karl-Anthony Towns en 2024 en cédant Julius Randle et Donte DiVincenzo, le sentiment général était limpide. Les Knicks mettaient la main sur un intérieur All-Star, capable de dominer près du cercle tout en étirant les défenses grâce à son tir extérieur. L’objectif était clair : offrir à Jalen Brunson un véritable coéquipier de calibre superstar pour franchir un cap en playoffs.

La première saison semblait valider ce choix. Portés par le duo Brunson–Towns et un effectif profond, les Knicks ont atteint la finale de conférence pour la première fois depuis l’an 2000. À ce moment-là, peu de voix osaient remettre en cause l’échange, tant l’équilibre offensif et la dynamique collective semblaient fonctionner à plein régime dans la franchise new-yorkaise.

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Deux trajectoires opposées depuis l’échange

Cette saison, le décor est bien différent. New York traverse une période délicate, marquée par une série de défaites et des performances individuelles en baisse. Les statistiques de Karl-Anthony Towns ont reculé, et son intégration dans le système du nouvel entraîneur Mike Brown pose question. Pour Jason Williams, le verdict est sans appel : « C’est sûr, le Minnesota a gagné cet échange. Des joueurs comme Julius Randle et Donte DiVincenzo, ce sont eux qui font gagner des titres. Ils peuvent s’intégrer dans n’importe quelle équipe NBA capable de viser le championnat ».



Les difficultés de Towns à New York ne se limitent pas aux chiffres. Plusieurs observateurs évoquent un malaise plus profond, alimenté par des problèmes de communication avec le staff. Jason Williams estime même que le joueur n’a jamais vraiment digéré son départ : « Je pense qu’il avait plus de chances de gagner à Minnesota qu’à New York ». Une déclaration qui résonne avec les informations faisant état de tensions internes et d’une adaptation compliquée au nouveau projet sportif.

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Du côté des Knicks, la situation reste néanmoins loin d’être désespérée. Malgré un début d’année compliqué, le potentiel du duo Brunson–Towns demeure réel, et le collectif conserve des bases solides. Le défi consiste désormais à retrouver une cohérence tactique et à remettre Towns dans les meilleures dispositions, aussi bien mentalement que sur le terrain.

Le bilan de cet échange dépendra, au final, des résultats à long terme. Si Minnesota semble aujourd’hui plus stable et mieux armé collectivement, New York conserve l’argument majeur : Karl-Anthony Towns reste un joueur capable de faire basculer une série de playoffs. La véritable réponse ne viendra pas des débats télévisés, mais du premier titre remporté par l’une ou l’autre des deux équipes.

Conférence Est Karl-Anthony Towns NBA 24/24 New York Knicks