Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Stephen Curry a de nouveau été au centre de toutes les attentions à Minneapolis, mais pas uniquement pour sa performance. Touché au genou avant la rencontre face aux Timberwolves, le meneur de Golden State a semé une inquiétude légitime autour de son état physique.
Golden State avait besoin d’un signal fort après une période compliquée, marquée par la perte de Jimmy Butler pour le reste de l’exercice. Face à Minnesota, l’équipe a répondu présent avec un succès net 111-85, porté par l’adresse et l’impact de Curry. Mais cette victoire n’a pas totalement dissipé les doutes, tant le leader des Warriors a semblé gêné physiquement à plusieurs reprises au cours de la soirée.
Avant même l’entre-deux, la présence de Curry était incertaine. Un problème au genou s’était manifesté lors d’un entraînement la veille, après la défaite contre Dallas. Sur le parquet, les images n’ont pas rassuré : le meneur a été vu boitant légèrement, et un contact avec un adversaire sur son pied a accentué son inconfort. Pour une équipe déjà fragilisée, chaque geste de Curry était scruté avec appréhension.
Un équilibre délicat à trouver pour Golden State
Interrogé après la rencontre, Stephen Curry a tenu à expliquer la situation sans minimiser l’alerte. « Si tout se passe bien, oui. Avec la récupération et tout ce qu’on peut faire entre les matchs, les minutes n’étaient pas excessives. J’espère que mon corps répondra bien », a-t-il d’abord indiqué à propos de sa disponibilité potentielle pour le match suivant. Il est ensuite revenu sur la nature du problème : « Quelque chose s’est réveillé hier quand on est arrivés pour s’entraîner. C’était très bizarre. J’ai déjà eu des soucis aux quadriceps et ailleurs, mais là, c’était quelque chose que je n’avais jamais ressenti avant ».
Sur le terrain, Curry a pourtant répondu présent. Il a terminé la rencontre avec 26 points, sept passes décisives, quatre interceptions et deux rebonds, malgré une adresse extérieure en retrait. Plus que les statistiques, c’est sa capacité à tenir l’attaque de son équipe qui a encore sauté aux yeux, dans un contexte où les options offensives se réduisent dangereusement.
La situation est d’autant plus tendue que Jonathan Kuminga est également à l’infirmerie, touché au genou gauche avec une contusion osseuse confirmée par IRM. Sans lui et sans Curry, Golden State se retrouverait presque sans solutions offensives crédibles. Le staff médical et l’encadrement doivent donc avancer avec prudence, même si chaque victoire compte dans la course aux places qualificatives.
Dans ce contexte, l’hypothèse d’un repos de Stephen Curry lors du deuxième match consécutif face à Minnesota paraît crédible. Officiellement, son statut reste incertain, mais préserver son meneur pourrait s’avérer plus important qu’un succès supplémentaire en janvier.
