Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Dany Boon reste l’un des acteurs les plus aimés et fédérateurs de France. Mais derrière l’humour et la sympathie se cache une peur quasi légendaire : l’hypocondrie. Et lorsque la pandémie de Covid‑19 a frappé en 2020, ce trait de caractère a pris une ampleur spectaculaire, avec des excès et des précautions qui font encore sourire aujourd’hui.
Comédien, réalisateur et figure populaire du cinéma français, Dany Boon a toujours assumé son hypersensibilité à la santé, jusqu’à en faire un sujet de film en 2014. Face au Covid, cette anxiété s’est transformée en rituels parfois absurdes et gestes extrêmes. Au micro de TF1, il racontait son quotidien sanitaire de l’époque :
« Le gel hydroalcoolique, je me désinfectais le visage avec. C’était complètement débile. C’était pas une bonne idée. Ça brûle au bout d’un moment ! Sinon, on laissait les courses dehors. On lit les conneries qu’il peut y avoir sur internet, par exemple le fait que le virus restait sur le plastique plus de 72 heures, et 15 heures sur le carton. Alors on se met à acheter du carton ! »
Et malgré toutes ces précautions, Dany Boon a tout de même contracté le Covid, ce qui a encore aggravé son anxiété, notamment avec une mauvaise manipulation de son oxymètre :
« Je l’ai attrapé, et j’étais un peu flippé, oui. J’étais angoissé parce que j’avais acheté un oxymètre, comme dans le film, et je le mettais mal, pas du bon côté du doigt. Du coup, mon taux de saturation était de 85%, alors qu’il ne faut pas descendre en dessous de 94% ou 95%. J’ai appelé mon médecin, qui m’a dit : « Avec 85% tu ne pourrais même pas me parler. Tu dois mal le mettre ! » (rires) »
Six ans après, on imagine aisément que chaque nouvelle vague, chaque alerte sanitaire ou hausse de cas provoque chez l’acteur le même mélange d’inquiétude et de gestes compulsifs. Une anecdote qui rappelle avec humour et tendresse combien l’hypocondrie peut rythmer la vie quotidienne… même pour une star.
