Sans pitié, le tacle sec d’Arthur envers la France : « C’est terrible, on est le seul pays du monde où…

Arthur parle de la France
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Arthur n’a jamais été du genre à mâcher ses mots. Animateur incontournable du paysage audiovisuel français, il cultive depuis des années un discours direct, parfois dérangeant, sur la société et ses contradictions. Observateur attentif de ce qui se fait à l’étranger, il pose sur la France un regard sévère. Et lorsqu’il parle d’argent et de réussite, le ton devient particulièrement tranchant.

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Figure centrale du PAF depuis plus de trois décennies, Arthur s’est imposé comme l’un des animateurs-producteurs les plus puissants de France. Né à Casablanca et longtemps inspiré par le modèle anglo-saxon, le quinquagénaire n’a jamais caché son malaise face à certaines spécificités françaises. Selon lui, le rapport hexagonal à l’argent et au succès constitue un véritable frein culturel, nourri par la méfiance et la jalousie, bien loin de l’état d’esprit observé ailleurs.

C’est en s’exprimant dans le podcast « Génération Do It Yourself » qu’Arthur a livré une analyse sans détour sur cette mentalité qu’il juge unique au monde, en prenant l’exemple très concret des salaires et de la réussite financière :

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« On a un rapport à l’argent terrible. Le seul pays au monde où tu ne connais pas le salaire des sportifs, c’est la France. Aux États-Unis, c’est presque comme s’ils l’imprimaient sur leurs cartes de visite ! On a un rapport à l’argent très particulier, un rapport à l’envie, ils sont assez envieux… »

L’ancien animateur de “À prendre ou à laisser” a ensuite poursuivi la comparaison avec les États-Unis, soulignant une différence de réaction face à la réussite matérielle. Là où l’admiration et l’inspiration dominent outre-Atlantique, Arthur estime que la défiance prend trop souvent le dessus en France :

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« Aux États-Unis, quand ils voient une belle voiture, ils se disent qu’un jour ils auront la même. En France, on se dit “un jour j’aurai la tienne”, ou bien on te la raye… »

Producteur influent et lui-même très fortuné, Arthur n’a enfin pas hésité à évoquer la manière dont les grandes réussites économiques sont traitées dans le débat public français. Revenant sur les attaques visant régulièrement les plus riches, il s’est montré particulièrement virulent, toujours dans ce même podcast :

« C’est les crétins de LFI… Mais le gars crée des dizaines de milliers d’emplois, il fait rayonner la France dans le monde entier, et c’est comme ça qu’on le remercie ? C’est dingue. Mais c’est français… »

Pour Arthur, ce rejet de l’argent dépasse la simple question de la jalousie et traduit un profond retard culturel. Il plaide pour un changement de regard sur la réussite, plus de transparence et moins de suspicion. Un coup de gueule assumé, fidèle à son personnage, et révélateur d’un malaise qu’il estime profondément ancré dans la société française.

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