Par Rédaction | Sport
La situation sportive de New Orleans continue de se dégrader à mesure que la saison avance. En fond de classement à l’Ouest, la franchise multiplie les ajustements internes pour tenter de redonner un sens à un exercice qui s’annonce déjà compliqué. Certains choix forts commencent à émerger.
Parmi eux, le cas de Jordan Poole est devenu emblématique des difficultés actuelles des Pelicans. Arrivé avec l’étiquette d’arrière capable d’apporter du scoring, l’ancien joueur de Golden State n’entre plus réellement dans les plans à court terme de l’organisation. Son temps de jeu a fondu, jusqu’à disparaître totalement.
Ces derniers matchs ont confirmé une tendance lourde. Poole n’a tout simplement pas été utilisé, malgré un état de santé intact. Une décision qui reflète autant ses limites défensives que l’incapacité du staff à l’intégrer dans une identité collective cohérente.
Un contrat encombrant et une production insuffisante
Selon Will Guillory, la direction a déjà acté un changement de cap. « Il y a un sentiment croissant selon lequel les Pelicans préféreraient se séparer d’un — voire des deux — contrats liés à Poole et Murray », explique le journaliste de The Athletic. Il ajoute que Poole, laissé sur le banc lors des deux dernières rencontres, « traverse une saison très compliquée, et il est devenu difficile de le maintenir sur le terrain pour une équipe qui cherche à construire une identité défensive ».
Les chiffres ne plaident pas en faveur de Jordan Poole. Son rendement offensif est en nette baisse, et son efficacité pose question. Guillory souligne ainsi que « Poole affiche 37 % de réussite au tir, soit la deuxième pire marque de la ligue parmi les joueurs ayant tenté au moins 300 tirs cette saison », un constat d’autant plus alarmant pour un joueur censé apporter des points.
À cela s’ajoute un paramètre contractuel difficile à ignorer. L’arrière dispose encore d’une année garantie à hauteur de 34 millions de dollars après cet exercice, un engagement désormais perçu comme un fardeau. « Le trade Jordan Poole est rapidement devenu le trade Saddiq Bey pour beaucoup à New Orleans », note Guillory, en référence aux performances inattendues de Bey et à l’émergence du jeune Micah Peavy.
Dans un contexte collectif déjà fragile, New Orleans semble désormais privilégier une redistribution des rôles et des ressources. Libérer de la flexibilité salariale et clarifier la rotation apparaissent comme des priorités avant la date limite des échanges.
