À 81 ans, Nicoletta lâche tout sur Paris : « Je déteste ce que c’est devenu, c’est peuplé de…

Nicoletta parle de la France
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Nicoletta n’a jamais arrondi les angles, et l’âge n’y a rien changé. À 81 ans, la chanteuse continue d’assumer un discours libre, parfois abrasif, loin des éléments de langage policés. De retour dans l’actualité pour célébrer sa longévité artistique, elle n’a pas hésité à dire tout le mal qu’elle pense de Paris. Une prise de position radicale, à la hauteur de son tempérament.

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Grande voix de la chanson française depuis plus de soixante ans, Nicoletta a traversé les époques sans jamais renoncer à son franc-parler. L’interprète de “Mamy Blue”, longtemps associée à l’énergie et à la générosité de la scène parisienne, porte aujourd’hui un regard sévère sur la capitale. Si elle y réside toujours, la relation s’est profondément dégradée au fil des années, à mesure que la ville s’est transformée.

Comme d’autres artistes avant elle, la chanteuse observe avec amertume une métropole qu’elle juge défigurée par la pollution, les travaux et la saleté. Là où Paris incarnait autrefois une forme de joie de vivre et d’effervescence culturelle, elle ne voit plus qu’un environnement anxiogène et oppressant. Un sentiment partagé par de nombreuses personnalités qui ont choisi de quitter la capitale ces dernières années, mais que Nicoletta exprime avec une brutalité qui lui est propre.

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C’est en s’exprimant sur RTL, dans l’émission On refait la télé, que la chanteuse a livré son diagnostic sans filtre sur l’état de Paris, évoquant à la fois son cadre de vie et ses propres soucis de santé :

« Je déteste Paris, ce qu’est devenue Paris, peuplée de rats et d’immondices. Il n’y a plus de joie nulle part, il y a des grues partout. C’est plein de pollution, j’en souffre, j’ai un pneumologue. Malheureusement Paris souffre et c’est dommage parce que c’est une ville extraordinaire. »

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À l’époque, l’approche des Jeux olympiques avait renforcé son ras-le-bol. Redoutant les restrictions, les contrôles et l’afflux massif de visiteurs, Nicoletta avait pris une décision radicale : quitter la capitale pendant toute la durée de l’événement. Toujours au même micro, elle expliquait sans détour son choix de prendre le large :

« Je m’en vais, je me barre ! Je ne reviendrai que deux ou trois jours, pour le travail. Je reviens pour le concert Gospel mais je ne resterai pas à Paris. Il y aura des permis d’entrée, des QR codes… Non, non très peu pour moi. »

Si les Jeux sont désormais terminés, le constat de la chanteuse n’a pas changé. Propreté, nuisances, densité, sentiment d’étouffement : les reproches qu’elle adresse à Paris résonnent avec ceux de nombreux habitants. À travers ses mots crus, Nicoletta exprime surtout une désillusion profonde face à une ville qu’elle a aimée passionnément.

Fidèle à elle-même, la diva n’a ni cherché à nuancer ni à séduire. Elle a simplement dit ce qu’elle ressent, avec la liberté de ton d’une artiste qui n’a plus rien à prouver. Et une chose semble acquise : lorsque viendra le temps de ralentir définitivement, ce ne sera pas dans la capitale que Nicoletta choisira de finir le voyage.

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