NBA – Paul Pierce justifie la haine contre Rudy Gobert : « Quand je jouais contre lui, je n’ai jamais…

NBA Paul Pierce et Rudy Gobert
Undisputed (DR) / NBA (DR)

Par Rédaction | Sport

Rudy Gobert fait partie des défenseurs les plus titrés de l’histoire moderne de la NBA. Pourtant, son nom continue de diviser, parfois plus que celui de joueurs au palmarès bien moins fourni. Cette opposition permanente entre reconnaissance officielle et perception populaire interroge sur la manière dont la défense est jugée aujourd’hui.

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Avec quatre trophées de Défenseur de l’année et une présence constante dans des dispositifs défensifs d’élite, le pivot français a construit une carrière marquée par la régularité et l’impact collectif. Saison après saison, ses équipes affichent de meilleurs chiffres lorsqu’il est sur le parquet, preuve tangible de son influence. Malgré cela, une partie du public et des observateurs continue de remettre en cause sa valeur réelle.

Pour Paul Pierce, cette défiance s’explique moins par les statistiques que par le ressenti. L’ancienne gloire de Boston estime que Gobert ne correspond pas à l’image traditionnelle du pivot intimidant, celui qui dissuade toute tentative près du cercle par sa seule présence. Une comparaison inévitable avec les intérieurs dominants des années 2000, souvent idéalisés.

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Une défense efficace mais moins intimidante

Dans l’analyse de Pierce, le problème n’est pas l’efficacité de Gobert, mais l’absence de cette fameuse « aura » qui marquait les grands protecteurs de cercle du passé. « Le jeu a changé. Son aura défensive ne se ressent pas comme celle des grands intérieurs des années 2000, ceux qui restaient ancrés dans la raquette. À cette époque, il n’était même pas question de pénétrer dans la raquette », explique-t-il. Cette perception nourrit l’idée que Gobert serait plus facile à critiquer, car moins impressionnant visuellement.



L’ancien ailier souligne également que la culture basket continue de glorifier les intimidateurs d’antan. « Quand je jouais, il y avait des gars… Quand tu attaquais le cercle et que tu les voyais, tu faisais demi-tour », se souvient Pierce, citant Theo Ratliff, Dikembe Mutombo, David Robinson ou encore Alonzo Mourning comme références absolues en la matière. Face à ces figures, la peur faisait partie intégrante du jeu.

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Pourtant, sur le plan purement statistique, Gobert n’a rien à envier à cette lignée. Sa moyenne de contres, l’efficacité défensive de ses équipes et la baisse significative du pourcentage adverse près du cercle lorsqu’il est le défenseur principal plaident largement en sa faveur. Mais pour Pierce, les chiffres ne traduisent pas tout. « Même quand je jouais contre Rudy, je n’ai jamais ressenti ce truc du genre : je n’entre pas dans la raquette », affirme-t-il, mettant en avant un manque de dureté perçue.

À terme, l’histoire pourrait se montrer plus indulgente avec Rudy Gobert. Une fois les débats émotionnels retombés, son impact global et sa longévité défensive pourraient être réévalués à leur juste valeur. Moins spectaculaire que ses illustres prédécesseurs, le Français incarne surtout une autre époque, avec ses contraintes et ses exigences, qui ne se prête pas toujours aux comparaisons nostalgiques.

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