Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
À 54 ans, Hélène Ségara continue de séduire le public français par sa voix, sa sensibilité et sa discrétion sur sa vie personnelle. Mais lorsqu’elle accepte de se confier, c’est toujours avec sincérité et parfois des révélations surprenantes. En 2021, la chanteuse avait ainsi évoqué un rituel étonnant qu’elle partageait avec son ex-mari, Mathieu Lecat, avec qui elle a vécu plus de vingt ans. Une habitude intime, mais pleine de respect, qui illustre bien la manière dont le couple a construit sa relation.
Alors qu’elle venait de célébrer ses 25 ans de carrière et que son parcours restait ponctué de succès, Hélène Ségara a accepté de revenir sur les premières années avec Mathieu Lecat dans le podcast Dans le rétro avec Deborah Grunwald. L’occasion pour elle de révéler un détail singulier qui surprend : un vouvoiement prolongé entre les deux amoureux, un choix rare dans une relation intime.
« Pour la petite histoire, ça faisait un an que j’étais célibataire, c’était un choix, j’étais toute seule, j’attendais la bonne personne et, évidemment, la notoriété qui était très forte à ce moment-là, faisait que j’observais énormément les gens. Tu sais, mon mari et moi on s’est vouvoyés pendant très longtemps. Parce qu’il y a eu un respect et une construction de l’histoire qui fait que, voilà… »
Cette pratique, loin d’être une simple fantaisie, était pour Hélène Ségara un moyen de poser la relation sur des bases solides, avec patience et observation. Et si le geste avait été mal interprété par certains à l’époque, la chanteuse clarifie sa démarche :
« C’est fou, parce que j’ai dit dans une émission de télé que j’avais fait le premier pas et le lendemain sur Internet, j’étais une cougar qui avait dragué mon mari outrageusement ! Je ne lui ai pas dit : “Déshabille-toi, partons tous les deux !” »
Pour elle, ce vouvoiement prolongé représentait une confiance à gagner, pas un dû à accorder immédiatement :
« Le pire, c’était de ne rien laisser passer, de ne pas accorder la confiance. Pour moi, ce n’était pas un dû donc je ne l’ai pas accordée immédiatement. J’ai d’abord attendu, observé, etc. Il était hors de question que je remette en question mes goûts, ma personnalité. Les gens sont trop impatients aujourd’hui, ils vont trop vite, et construisent des choses bancales. »
Aujourd’hui séparée et tournée vers de nouveaux chapitres, Hélène Ségara ne renie rien de cette longue histoire. Et surtout pas ce vouvoiement si singulier, qui, selon elle, a été l’un des piliers de la confiance et du respect mutuel dans son couple — un geste à rebours des usages modernes mais riche de sens.
