Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Dans le paysage audiovisuel français, Patrick Sébastien a toujours cultivé une image à part : provocateur, excessif, volontiers grivois et jamais avare d’autodérision. Un tempérament qui a nourri, au fil des années, une foule d’anecdotes croustillantes racontées par ceux qui l’ont côtoyé. Isabelle Morini-Bosc, chroniqueuse réputée pour son franc-parler, en a livré une qui a marqué les esprits.
Habituée des plateaux où l’humour flirte souvent avec la frontière du politiquement correct, la journaliste n’a jamais eu peur de dire les choses telles qu’elles lui venaient. Et lorsqu’il s’agit de Patrick Sébastien, personnage haut en couleur par excellence, elle ne s’est pas fait prier pour jouer le jeu de la confidence.
C’est en 2017, sur le plateau de Touche pas à mon poste, que l’anecdote a éclaté au grand jour. Alors que Cyril Hanouna interrogeait ses chroniqueurs sur des souvenirs insolites liés à des célébrités, Isabelle Morini-Bosc a évoqué sans détour l’animateur du Plus grand cabaret du monde, déclenchant un fou rire général :
« Patrick Sébastien, il le montre à tout le monde. Visuellement, même à travers un tissu, ça se voit. C’est vrai que c’est impressionnant… Si sa voiture tombe en panne, il n’a pas besoin de cric ! »
Une sortie typiquement dans l’esprit de l’émission, qui a évidemment amusé le public et sans doute le principal intéressé. Patrick Sébastien, connu pour son humour volontiers paillard, a toujours assumé ce genre de plaisanteries. Mais il n’a jamais caché non plus son agacement face à l’image réductrice qu’on lui colle parfois.
Ces dernières années, l’animateur a d’ailleurs tenu à rappeler qu’il ne se résumait pas à ses chansons potaches ou à ses blagues graveleuses. Derrière le personnage, il revendique un engagement humain fort et une vraie philosophie de vie. Dans une interview récente, il confiait avec une certaine lassitude :
« Ça fait cinquante ans qu’on me traite de beauf, de blaireau et d’inculte. Je suis un humaniste, je soutiens la cause LGBT, j’ai toujours essayé de faire du bien aux gens. J’arrive à 72 ans, sans drogue, sans alcool, après des drames terribles, et je suis encore debout. »
Une manière de rappeler que l’homme est bien plus complexe que la caricature. Et si ses proches se permettent de raconter ce genre d’histoires, Patrick Sébastien, fidèle à lui-même, préfère encore en rire plutôt que s’en offusquer.
