Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
L’arrivée annoncée de Cyril Hanouna dans le groupe M6 a fait couler beaucoup d’encre. Entre inquiétudes, critiques ouvertes et soutiens discrets, les réactions se sont multipliées. Parmi les personnalités très attendues sur le sujet figurait Philippe Etchebest, visage emblématique de la chaîne et connu pour son tempérament sans détour. Pourtant, interrogé à ce propos, le chef a choisi une voie bien plus nuancée qu’on ne l’imaginait.
Depuis ses débuts à la télévision, Philippe Etchebest s’est forgé une réputation d’homme entier, direct, parfois rugueux, mais toujours honnête. Cela ne l’empêche pas d’entretenir une certaine distance avec le milieu audiovisuel, qu’il considère comme un à-côté de sa véritable vocation.
C’est précisément ce positionnement qu’il a rappelé lors d’une interview accordée à Buzz TV, lorsqu’on l’a questionné sur Cyril Hanouna et son arrivée sur M6. Sans détour, mais sans attaque non plus, le chef a tenu à remettre les choses à leur place :
« Je vais vous dire, moi je n’ai pas à juger ce que fait M6. J’ai été sur Touche pas à mon poste au tout début de Cauchemar en cuisine. Ce sont eux qui décident. Moi, je suis très en retrait, paradoxalement, du monde de l’audiovisuel. Mon métier, c’est cuisinier. Ce qui m’importe, ce sont mes établissements, mes équipes. La télé, c’est une parenthèse, et je m’amuse beaucoup. »
Loin de toute prise de position frontale, Philippe Etchebest a poursuivi en expliquant son rapport presque détaché à la télévision, qu’il refuse de considérer comme une identité à part entière :
« J’adore ce que je fais, vraiment. Mais je ne me sens pas dans une chaîne. J’ai même du mal quand on dit que je suis animateur. Je ne me considère pas comme tel. Ce qui se passe à la télé, franchement… je m’en fous, si vous saviez. »
Au final, plus qu’un avis sur Cyril Hanouna, c’est surtout une mise au point sur lui-même que Philippe Etchebest a livrée. Très différents dans leurs parcours et leurs univers, les deux hommes n’ont pourtant rien à s’opposer frontalement. Le chef l’assume : la télévision n’est pas son combat, encore moins les querelles d’ego. Sa priorité reste ailleurs — dans ses cuisines, auprès de ses équipes, et dans une passion qu’aucun débat médiatique ne viendra détourner.
