Par Rédaction | Sport
Le marché des transferts NBA laisse souvent des traces émotionnelles importantes. Au-delà des stratégies sportives, ce sont des relations humaines qui se brisent brutalement. À Los Angeles, un mouvement a particulièrement marqué le vestiaire des Clippers. Le départ d’Ivica Zubac vers Indiana a provoqué une onde de choc inattendue au sein de l’organisation californienne.
À la surprise générale, le pivot croate a été envoyé aux Pacers dans un échange impliquant Bennedict Mathurin, Isaiah Jackson et deux choix du premier tour. Une décision forte de la part des dirigeants, mais difficile à accepter pour plusieurs joueurs de l’effectif. Parmi eux, Nicolas Batum a vécu ce transfert comme un véritable coup de massue.
Véritable vétéran respecté de la ligue, l’ailier français n’a pas caché sa peine en évoquant le départ de son désormais ex-coéquipier. Zubac était installé depuis près de huit ans dans la franchise, où il s’était imposé comme un élément clé du projet. Son départ soudain a donc été ressenti comme une rupture brutale au sein du groupe.
Un départ d’autant plus difficile humainement
Batum, qui a traversé de nombreux changements au cours de sa longue carrière, a reconnu que celui-ci était particulier à ses yeux. Interrogé sur la situation, il a livré un témoignage très personnel. « J’ai dit à ma femme hier soir que j’ai passé 18 ans dans cette ligue… et je pense que c’est celui qui m’a fait le plus mal. J’ai déjà vu des amis et des coéquipiers être échangés, et c’est toujours difficile. Mais avec Zu, c’était totalement inattendu. Il comptait tellement pour cette organisation. Je suis sûr que cela a été très dur à faire pour le front office », a confié Batum, visiblement très touché.
Au-delà de l’aspect purement sportif, le timing de cet échange a rendu la situation encore plus délicate. Ivica Zubac venait tout juste de devenir père, ce qui a renforcé l’émotion autour de son transfert. Batum, lui-même papa, s’est immédiatement projeté dans cette réalité humaine souvent oubliée du grand public.
L’international français a raconté une expérience personnelle pour illustrer ce qu’un tel bouleversement peut représenter. Il se souvient avoir dû quitter sa famille très peu de temps après la naissance de son fils pour un déplacement professionnel. Imaginer Zubac devoir gérer une situation similaire, mais de manière définitive, l’a profondément marqué.
Mais la NBA reste avant tout un business impitoyable. Les Clippers ont choisi de miser sur un rajeunissement de leur effectif et sur l’arrivée de nouveaux talents, quitte à se séparer d’un joueur apprécié de tous. D’un point de vue strictement stratégique, l’opération peut se comprendre. Sur le plan humain, elle laisse un vide important.
