Par Rédaction | Sport
Cooper Flagg a découvert l’univers NBA dans des conditions particulières. Propulsé directement comme nouveau visage des Mavericks après le départ de Luka Dončić, le jeune prodige devait immédiatement assumer de lourdes responsabilités. Pour ses premiers pas dans la ligue, le destin lui réservait un baptême du feu face à Victor Wembanyama et aux Spurs. Un défi immense pour un rookie de seulement 19 ans.
Le contexte de cette première rencontre avait tout d’un test grandeur nature. Flagg arrivait avec l’étiquette de premier choix de la draft et des attentes énormes sur les épaules. En face, Victor Wembanyama incarnait déjà la référence ultime de la nouvelle génération, un joueur unique par sa taille et son impact. Pour le jeune intérieur des Mavericks, se retrouver face à un tel phénomène dès son match inaugural représentait forcément un choc.
Malgré la défaite inaugurale, le rookie n’a pas tardé à montrer des signes encourageants. Au fil des matchs, son rôle a progressivement grandi au sein d’une équipe de Dallas en pleine reconstruction. Avec la blessure d’Anthony Davis, le coach Jason Kidd a même tenté des expérimentations audacieuses, allant jusqu’à utiliser Flagg au poste de meneur. Une décision surprenante qui a mis le jeune joueur face à des responsabilités inattendues.
Une montée en puissance progressive
« Je n’avais jamais vu quelqu’un comme lui. Donc oui, j’étais clairement un peu nerveux », a reconnu Cooper Flagg en évoquant son premier duel avec Wembanyama. Le rookie a confié ses impressions à Dirk Nowitzki dans un entretien pour NBA on Prime, admettant à quel point ce match l’avait marqué. « Jouer contre un gars de ce calibre dès le début, ça vous montre tout de suite le niveau de la ligue. »
Après une période d’adaptation logique, Flagg a commencé à prendre ses marques. Ses performances individuelles se sont améliorées, même si les résultats collectifs des Mavericks restaient compliqués. Aligné dans différents rôles, il a peu à peu gagné en confiance et en responsabilités. Son talent brut s’est affirmé, confirmant les promesses aperçues durant sa carrière universitaire.
Au-delà des statistiques, c’est surtout sa maturité qui impressionne. Flagg reconnaît que ses débuts au poste de meneur ont été déroutants, mais il estime aujourd’hui que cette expérience l’a aidé à progresser. « C’était un peu fou au début. Je doutais forcément un peu et je n’étais pas très à l’aise à la mène. Mais le coach a voulu me jeter dans le grand bain, et maintenant j’en récolte les bénéfices. » Une preuve de son état d’esprit tourné vers l’apprentissage.
Même si Dallas traverse une saison difficile avec un bilan de 19 victoires pour 33 défaites, l’émergence de Flagg offre une lueur d’espoir. Les supporters, encore marqués par le départ de Dončić, voient en lui un nouveau point d’ancrage pour l’avenir. Son évolution rapide permet à la franchise de se projeter à nouveau et d’imaginer un futur plus radieux.
