NBA – « Je n’aime pas son langage corporel » : inquiétude pour Kevin Durant à Houston ?

Kevin Durant sous son maillot des Rockets
Houston Rockets (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

Kevin Durant a débarqué à Houston avec l’étiquette de superstar capable de transformer n’importe quelle équipe. À 37 ans, l’ailier reste l’un des scoreurs les plus redoutables de la ligue et son arrivée a immédiatement rehaussé le niveau des Rockets. Pourtant, au-delà des statistiques flatteuses, certains observateurs commencent à pointer du doigt un aspect plus subtil de son impact : son attitude sur le terrain.

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Sur le plan purement basket, les chiffres parlent en faveur de Durant. Avec ses 25,9 points de moyenne cette saison, il a permis à Houston de passer d’une attaque moyenne l’an dernier à l’une des plus efficaces du championnat. Les Rockets se sont installés parmi les meilleures formations de l’Ouest et semblent enfin prêts à redevenir des prétendants sérieux. Mais selon plusieurs analystes, la question n’est pas tant ce que KD produit balle en main, mais plutôt ce qu’il transmet à ses coéquipiers.

C’est précisément ce que souligne Zach Lowe, journaliste respecté, qui estime que le comportement du double MVP des Finales peut parfois devenir problématique. L’analyste observe depuis plusieurs semaines des signes de frustration visibles chez Durant, notamment lorsque ses coéquipiers prennent de mauvaises décisions ou ne lui donnent pas la balle dans de bonnes conditions.

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Une influence parfois intimidante

Lors d’une récente intervention médiatique, Lowe a développé son point de vue sur la question. « Je n’aime pas vraiment le langage corporel que je vois sur le terrain. On commence à revoir cette attitude boudeuse de Durant. Contre le Thunder l’autre jour, il y a eu deux ou trois possessions où Houston a raté des passes vers lui, et on pouvait le voir lever les bras au ciel, rouler des yeux. On a déjà vu ça par le passé », a-t-il expliqué, inquiet de la répétition de ces gestes.



Lowe va même plus loin en évoquant l’impact que ce type d’attitude peut avoir sur un effectif aussi jeune que celui des Rockets. « J’ai entendu des agents et des joueurs dire au fil des années que lorsqu’il devient comme ça, les jeunes joueurs, qui l’admirent énormément, peuvent se sentir intimidés par lui », a-t-il ajouté. Un constat qui pose forcément question dans une équipe construite autour de talents en pleine progression comme Jalen Green ou Alperen Sengun.

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Car si Houston a recruté Durant, ce n’est pas uniquement pour son talent offensif. La franchise attend aussi de lui qu’il devienne un leader capable d’apporter de la stabilité dans les moments compliqués. Depuis le début de l’année civile, les Rockets ont connu plusieurs passages à vide et perdu neuf rencontres. Dans ces périodes, on espérait voir KD endosser un rôle de guide émotionnel. Or, ses réactions visibles sur le parquet envoient parfois le message inverse.

Pour une équipe jeune, ces signaux peuvent peser lourd. Quand une star du calibre de Durant montre ouvertement sa frustration, cela peut rapidement affecter la confiance collective. Les jeunes joueurs ont besoin d’un repère solide, d’un coéquipier capable de calmer le jeu et de rassurer le groupe. Un rôle que le champion NBA a parfois du mal à assumer pleinement.

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