Par Rédaction | Sport
Victor Wembanyama continue d’impressionner cette saison avec San Antonio, mais tout le monde ne le place pas encore parmi les favoris au MVP. Malgré ses performances spectaculaires, certains anciens joueurs appellent à la prudence. Robert Horry fait partie de ceux qui tempèrent l’emballement autour du jeune Français.
Le pivot a pourtant livré une prestation remarquable lors de la large victoire contre les Lakers, avec 40 points et un début de match tonitruant. À seulement 22 ans, il assume déjà le rôle de leader d’une équipe ambitieuse. Ses statistiques globales restent impressionnantes pour un joueur aussi jeune. Mais Horry estime que la régularité doit encore progresser avant de viser les plus grandes récompenses individuelles.
Selon le septuple champion NBA, la comparaison avec les plus grandes légendes est prématurée. « Il n’est même pas dans mon Top 5, mais c’est un joueur incroyable », explique-t-il d’abord. Il souligne notamment le nombre de matchs disputés et l’impact global sur une saison complète pour juger les véritables candidats.
Un potentiel immense mais encore en développement
Puis il va plus loin dans son analyse. « Je pense qu’on essaie de le couronner prochain grand joueur trop vite. Le gamin est fantastique, mais ce n’est pas LeBron James ni Kobe Bryant ». Pour Horry, la domination doit s’inscrire dans la durée avant de parler d’un joueur générationnel installé. L’ancien joueur pointe aussi certaines attentes liées à son profil physique. « Il mesure plus de 2m20, il devrait tourner à six contres par match », ajoute-t-il.
Malgré ces critiques, Wembanyama réalise une saison exceptionnelle avec plus de 24 points, 11 rebonds et près de 3 contres de moyenne. San Antonio figure parmi les meilleures équipes de la conférence, preuve de son influence collective. Son impact dépasse déjà la simple promesse.
Certains adversaires expliquent toutefois que son jeu offensif peut encore évoluer. Sa mobilité extérieure est impressionnante pour sa taille, mais il doit encore gagner en puissance près du cercle. Cette adaptation fait partie du développement normal d’un intérieur aussi jeune.
Dans la course au MVP, le débat reste donc ouvert. Ses performances individuelles et le bilan de son équipe plaident clairement en sa faveur. Mais l’histoire montre que la constance sur plusieurs saisons pèse souvent lourd dans ce type de récompense. Quoi qu’il arrive, la discussion elle-même souligne déjà son statut. Être évoqué parmi les meilleurs à son âge reste exceptionnel.
