À 79 ans, Michel Sardou sans détour sur les Français : « Dans ce pays, on déteste les…

Michel Sardou
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Retiré de la scène mais jamais du débat, Michel Sardou continue de faire entendre sa voix. À 79 ans, l’artiste n’a rien perdu de son franc-parler ni de son goût pour les formules qui claquent. Lors d’une récente apparition publique, le chanteur a livré un avis tranché sur les Français et leur rapport au pouvoir. Fidèle à lui-même, sans détour.

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Figure majeure de la chanson française depuis les années 1970, Michel Sardou s’est officiellement éloigné des tournées après Je me souviens d’un adieu en 2024. Installé dans le sud de la France, l’interprète de « La maladie d’amour » savoure une retraite active, ponctuée de rares apparitions.

Mais lorsque le public le sollicite, notamment en scandant « Sardou président ! », le fils de Fernand Sardou ne résiste pas à l’envie de répondre. Interrogé par Le Parisien lors d’une avant-première consacrée au documentaire « Sardou au cinéma », ressorti fin 2025, il a répliqué avec son ironie habituelle :

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« Devenir président ? Oh président, non non, on déteste tous les présidents ! Je sais que les premiers ministres, on dit qu’ils sont marrants… Mais arrêter de faire chier les Français, ça, ça serait bien. »

Une sortie qui s’inscrit dans la continuité d’un artiste ayant toujours revendiqué sa liberté de ton. Michel Sardou n’a jamais caché ses convictions, affirmant dès 1987 dans Paris Match « je suis de droite », tout en refusant d’être encarté. Plus récemment, il adoptait une position plus nuancée à l’égard d’Emmanuel Macron :

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« Je ne suis pas très macroniste, mais j’ai du respect pour la fonction et la personne. »

Loin des scènes mais toujours prompt à commenter l’actualité, le chanteur demeure attentif aux projets susceptibles de le faire sortir de sa retraite. Il confiait ainsi au Parisien début 2024 qu’un film avec Olivier Marchal pourrait l’intéresser. Une déclaration qui avait fait réagir le réalisateur sur BFM TV :

« Évidemment que je serais ravi. Michel, c’est un immense artiste qui a bercé toute mon adolescence. J’ai pris mon premier gros râteau au bal du lycée sur « La maladie d’amour » ! Ce sera avec plaisir. Je vais y réfléchir. »

En ce début 2026, Michel Sardou cultive plus que jamais son image d’homme libre. Ses propos divisent, amusent ou agacent, mais ils rappellent qu’il n’a jamais cherché l’unanimité. Même à distance des projecteurs, sa voix continue de porter, comme l’écho d’une certaine idée de la France.

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