Par Rédaction | Sport
La saison de Minnesota ne ressemble plus à celle d’un prétendant au titre. Après deux finales ces dernières années, l’équipe affiche désormais de sérieux signes d’essoufflement. Les performances individuelles restent solides, mais la cohésion inquiète. Kendrick Perkins évoque même un problème bien plus profond que les résultats.
Anthony Edwards continue pourtant sa progression statistique et confirme son statut de leader offensif. Malgré cela, l’impact collectif a nettement reculé, notamment sur les séries de défaites prolongées. L’équipe alterne bonnes séquences et relâchements soudains, ce qui alimente les interrogations autour de la motivation générale. L’impression dominante est celle d’un groupe moins engagé qu’auparavant.
Perkins pense que la situation dépasse la simple baisse de forme. « J’ai l’impression que les joueurs jouaient pour faire virer leur coach… ils avaient abandonné », explique-t-il en évoquant la période difficile de janvier. L’analyste estime que l’énergie affichée sur le terrain ne correspond plus à une équipe ambitieuse.
Un vestiaire sous tension
Les propos publics de Rudy Gobert ont renforcé cette perception. « C’est l’effort… en troisième quart-temps on recule, on ne conteste plus les tirs, il n’y a aucun effort », a-t-il déclaré, dénonçant un manque d’intensité récurrent. Il a également regretté l’absence de responsabilité collective dans ces passages à vide.
Pour Perkins, ces déclarations illustrent un problème plus large. « J’entends trop de choses sortir du vestiaire cette saison », affirme-t-il, estimant que les tensions internes deviennent publiques trop souvent. Selon lui, ces signaux révèlent un groupe qui doute plutôt qu’une simple équipe en difficulté sportive.
D’autres observateurs partagent cette inquiétude. Certains anciens joueurs considèrent que critiquer ses coéquipiers publiquement peut fragiliser davantage la dynamique collective. Le message peut être légitime, mais la forme peut créer de nouvelles divisions.
La pause du All-Star Game arrive donc au moment idéal pour l’organisation. Elle offre l’opportunité de couper momentanément le contact et de repartir sur de nouvelles bases. Le défi sera surtout mental autant que tactique. Minnesota doit désormais prouver que cette période n’est qu’une turbulence passagère. Sans réaction rapide, la saison pourrait basculer d’un projet ambitieux à une remise en question majeure de l’encadrement et du groupe.
