Par Rédaction | Sport
Victor Wembanyama réalise encore une saison statistiquement impressionnante avec San Antonio. Pourtant, malgré les performances du Français, le débat autour du MVP reste ouvert. Certains observateurs estiment que son impact réel sur les victoires n’est pas aussi décisif qu’il n’y paraît. Gilbert Arenas fait partie de ceux qui tempèrent fortement l’enthousiasme.
Depuis son retour de blessure, l’intérieur joue sous restriction de minutes et a même parfois démarré sur le banc. Malgré cela, les Spurs continuent d’afficher un excellent bilan collectif, ce qui alimente la discussion sur sa valeur dans la course individuelle. L’équipe fonctionne, avec ou sans lui, et cela change la perception de son importance immédiate. Le contexte devient donc central dans l’évaluation de sa candidature.
Arenas ne l’écarte pas du futur de la ligue mais refuse de l’installer parmi les favoris actuels. « Cade et Jaylen devraient être dans le Top 5. On voit où en est Wemby, il sera immense, mais tu n’es pas Top 5 dans la course au MVP maintenant ». L’ancien All-Star distingue ainsi potentiel générationnel et domination présente.
L’impact collectif au cœur du débat
Il poursuit son raisonnement en comparant la dépendance des équipes à leur star. « S’il est sous restriction de minutes et que leur bilan est bon, ça veut dire qu’ils sont une bonne équipe sans lui. Retire Cade et Detroit devient une équipe de loterie, pareil avec Brown aujourd’hui. Si le public vote pour le Top 5, Cade y sera ». La logique repose donc davantage sur la valeur indispensable que sur la production brute.
Les chiffres donnent matière à discussion. Wembanyama tourne autour de 24 points, 11 rebonds et près de 3 contres en moins de 30 minutes, ce qui reste exceptionnel à son âge. Pourtant, San Antonio affiche aussi un solide 10-4 lorsqu’il ne joue pas. Cette réalité statistique nourrit l’argument selon lequel la structure collective prime actuellement sur l’individualité.
Pendant ce temps, Cade Cunningham porte Detroit au meilleur bilan de la ligue et Jaylen Brown maintient Boston à flot sans Jayson Tatum. Dans ces deux cas, la relation entre la star et la victoire paraît plus directe aux yeux de nombreux observateurs. C’est précisément ce critère que privilégie Arenas dans son classement personnel. Ce type d’argument pèse toujours lourd dans une course individuelle.
Le classement officiel place pourtant encore le Français très haut dans la hiérarchie. Mais l’écart entre influence narrative et influence concrète reste discuté parmi les analystes et les anciens joueurs. La perception publique pourrait encore évoluer d’ici la fin de saison. Tout dépendra de la manière dont San Antonio gagnera ses prochains matchs.
