Par Rédaction | Sport
Chris Paul a officiellement mis fin à sa carrière après plus de deux décennies en NBA. L’annonce a été faite à l’approche du All-Star Weekend et a rapidement marqué l’actualité de la ligue. Le meneur quitte les parquets après une dernière saison mouvementée. Son départ n’est pas lié à une blessure grave mais à une décision réfléchie.
Après 21 saisons, le meneur a choisi de prendre la parole lui-même pour expliquer son choix, mettant un terme à plusieurs semaines de spéculation autour de son avenir. Sans équipe après la trade deadline, l’idée d’un dernier défi compétitif s’est progressivement éloignée. La perspective d’une nouvelle signature ne s’est jamais concrétisée malgré son expérience et son statut. À ce stade de sa carrière, continuer uniquement pour jouer quelques minutes ne correspondait plus à ce qu’il recherchait.
Les discussions autour d’une retraite existaient déjà en coulisses depuis plusieurs semaines. Chris Haynes a révélé que l’ancien meneur avait fixé une date limite personnelle autour du All-Star break pour trancher définitivement. Le joueur savait que s’aucune opportunité sérieuse ne se présentait d’ici là, il tournerait la page. La situation contractuelle et sportive a finalement rendu le choix évident. L’objectif n’était pas de prolonger artificiellement sa carrière mais de partir au bon moment.
Une fin loin du scénario idéal
Haynes a d’ailleurs détaillé l’état d’esprit du vétéran en regroupant ses confidences. « Il m’a dit il y a environ trois semaines que si rien ne se passait avant la pause du All-Star Game, il arrêterait sa carrière. Lui et Adam Silver sont très proches, ils parlent chaque semaine et ils ont échangé en coulisses à ce sujet. Il est en paix. » Ces mots résument une décision davantage émotionnelle que sportive.
La dernière saison du meneur n’a pourtant pas ressemblé à la sortie rêvée que beaucoup imaginaient. Revenu chez les Clippers pour un possible tour d’honneur, il a finalement été écarté puis transféré avant d’être coupé peu après. Aucun projet sérieux ne s’est présenté ensuite, malgré son immense expérience et son leadership reconnu. Cette absence d’offre concrète a pesé dans sa réflexion finale.
Paul quitte également la ligue avec l’image d’un leader exigeant et méticuleux, parfois dur mais toujours respecté. Sa longévité prouve son adaptation constante à l’évolution du jeu et du rythme moderne. Peu de joueurs ont su rester compétitifs aussi longtemps à ce poste physique et mentalement exigeant. Il laisse derrière lui une empreinte technique qui dépasse largement les statistiques.
La retraite marque enfin un nouveau chapitre plutôt qu’une disparition du paysage NBA. Beaucoup s’attendent déjà à le revoir dans un rôle de mentor ou de dirigeant tant sa compréhension du jeu est reconnue. Son influence devrait se poursuivre loin du parquet, sous une autre forme. Sa carrière se termine calmement, mais son héritage continuera de circuler longtemps dans la ligue.
