Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Ben Simmons n’a plus joué en NBA depuis mars 2025, mais son nom continue de faire réagir. L’ancien meneur All-Star reste un sujet régulier dans les débats médiatiques, notamment sur les plateaux télé. Stephen A. Smith en a encore fait la démonstration avec une sortie particulièrement virulente. Pour lui, l’histoire du joueur symbolise une frustration persistante.
L’analyste reproche surtout l’écart entre le talent annoncé et la carrière réelle. Entre blessures, absences et hésitations offensives, Simmons n’a jamais retrouvé l’impact attendu après ses débuts prometteurs. Cette trajectoire alimente une critique devenue presque récurrente dans certaines émissions. Elle dépasse désormais ses performances récentes.
Smith a assumé sa position de manière très directe. « Tant que First Take existera, Ben Simmons recevra des piques… je ne m’excuserai auprès de personne », a-t-il lancé avant d’ajouter « il n’y a pas de plus grand voleur de l’histoire de la NBA… un joueur qui refusait de tirer ». Des propos qui résument son agacement accumulé au fil des années.
Argent, attentes et perception publique
Une grande partie du débat concerne son contrat et son temps de jeu limité. Durant plusieurs saisons, il a perçu un salaire important tout en étant rarement disponible. Cette situation a fortement marqué l’opinion publique et contribué à sa réputation actuelle. Pour Smith, cela explique la sévérité de ses critiques.
L’analyste a insisté sur cet aspect financier. « Tu peux dire ce que tu veux… mais il s’assurait que son salaire arrive deux fois par mois », a-t-il déclaré, estimant que la perception du joueur reste liée à cette période. L’idée sous-jacente est que la frustration dépasse la simple performance sportive.
De son côté, Simmons affirme vouloir revenir uniquement lorsqu’il pourra vraiment aider une équipe. « Si je joue maintenant, je peux m’intégrer… mais je veux tout donner au jeu, sinon ce serait égoïste », a-t-il expliqué. Une approche prudente qui contraste avec les attentes immédiates du public.
À 29 ans, il possède encore le temps de relancer sa carrière. Mais l’absence prolongée rend chaque retour plus difficile et renforce le doute autour de son niveau réel. Le contexte médiatique complique encore davantage cette reprise potentielle. Qu’il rejoue ou non, son parcours restera un cas particulier dans l’histoire récente de la ligue. Entre promesses initiales, interruptions et débats constants, il est devenu un symbole de discussion autant qu’un joueur.
