Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Depuis des décennies, Mimie Mathy s’est imposée comme une figure majeure du petit écran français, notamment grâce à son rôle dans « Joséphine, ange gardien ». Mais loin des caméras, la comédienne n’a jamais esquivé les questions sur son rapport à son corps et les éventuels ajustements qu’elle a pu envisager pour se sentir mieux. Une honnêteté rare qui mérite d’être soulignée.
Comédienne au talent reconnu et profondément appréciée du public, Mimie Mathy a construit sa carrière dans un univers où l’apparence est scrutée et jugée. Atteinte d’achondroplasie, une maladie génétique responsable de son nanisme, la Lyonnaise a dû apprendre à composer avec sa différence et à l’assumer pleinement, tout en développant une personnalité attachante et pleine de caractère.
Interrogée sur la chirurgie esthétique, la comédienne a reconnu y avoir eu recours, mais uniquement une fois. Dans les colonnes de Télé Star en 2019, elle expliquait sa démarche avec franchise :
« J’y ai eu recours pour une réduction mammaire. Je comprends qu’on le fasse pour se sentir mieux mais à petite dose. J’aurais pu tout refaire mais il aurait fallu s’attaquer aux fondations chez moi. C’est un trop gros chantier, j’y ai renoncé ! »
Quelques années auparavant, dans un entretien pour Télé 7 Jours, Mimie Mathy avait abordé plus largement son rapport à son corps, insistant sur le pragmatisme et l’acceptation de soi :
« Je ne me déteste pas, mais il y a des moments où je me préfère. Je ne pense pas que j’aurais avancé dans la vie si je me détestais. Je ne dis pas que je m’aime, j’essaie de rendre l’enveloppe le plus joli possible. »
Avec cette approche mesurée et réfléchie, Mimie Mathy illustre comment concilier authenticité et bien-être personnel. Son unique intervention, pensée comme un ajustement raisonnable plutôt qu’une transformation radicale, témoigne de sa volonté de rester fidèle à elle-même tout en se sentant mieux dans sa peau. Une philosophie qui contribue sans doute à l’affection durable que lui porte le public.
