Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Jalen Brunson a longtemps été perçu comme l’un des leaders les plus altruistes de la ligue. À New York, il a accepté de laisser de l’argent sur la table pour permettre à l’équipe de construire un effectif compétitif autour de lui. Mais quelques années plus tard, le meneur laisse entendre que ce genre d’effort ne sera peut-être plus d’actualité.
Lors de la signature de son contrat en 2024, il avait renoncé à plus de 100 millions de dollars potentiels. Ce choix avait aidé la franchise à renforcer l’effectif et, rapidement, les résultats ont suivi avec une finale de conférence atteinte pour la première fois depuis 2000. Une réussite collective qui renforce aujourd’hui sa position dans les négociations futures.
Brunson sait qu’une nouvelle extension pourrait lui rapporter énormément, soit quatre ans pour 323 millions en 2028, soit cinq ans pour 418 millions en 2029. Et cette fois, le discours change : « Évidemment, on aimerait qu’ils fassent ce qu’il faut pour moi. Je pense que n’importe qui le voudrait. J’ai l’impression d’avoir fait un sacrifice. »
Un sacrifice qui a changé le destin des Knicks
Son geste n’a pas seulement concerné son dernier contrat. Dès son arrivée, son premier accord à New York s’est révélé bien plus avantageux pour l’équipe que prévu, puisqu’il a rapidement dépassé son statut pour devenir la véritable option numéro un. Ce bond de niveau a donné de la flexibilité au front office.
Grâce à cette marge, la franchise a pu prolonger plusieurs cadres et absorber d’autres contrats majeurs pour bâtir un effectif ambitieux. Au passage, Brunson a accumulé distinctions individuelles et victoires importantes, confirmant qu’il valait bien davantage que ce qu’il gagnait initialement.
Aujourd’hui encore, ses performances maintiennent New York parmi les meilleures équipes de conférence. Certains observateurs, dont Reggie Miller, pensent même que l’équipe peut aller très loin : « Je serais absolument choqué si les Knicks ne représentaient pas l’Est. Il reste du travail, mais je fais davantage confiance aux Knicks dans les grands moments. »
La situation est donc claire : Brunson a contribué à bâtir le projet et le succès actuel. Désormais, lorsque l’heure des négociations reviendra, la logique pourrait s’inverser — et cette fois, la franchise devra prouver sa reconnaissance.
