NBA – « Ils l’ont mal traité » : les Clippers détruits pour leur gestion de Chris Paul

Chris Paul avec les Clippers
NBA (DR)

Par Rédaction | Sport

La fin de carrière de Chris Paul continue de faire parler. Contrairement à certaines légendes qui ont eu droit à une tournée d’adieu organisée, le meneur a quitté la ligue de façon bien plus brutale. Un choix des Clippers qui n’a pas plu à tout le monde. Jason Williams, lui, n’a clairement pas mâché ses mots.

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Pour de nombreux observateurs, Paul méritait une sortie plus digne de son impact sur le jeu. Au lieu de cela, la franchise l’a transféré en pleine saison, sans moment particulier pour célébrer son parcours. L’image contraste avec ce qu’il représentait depuis deux décennies : un leader respecté, exigeant et obsédé par le détail. Cette différence entre carrière et départ explique pourquoi plusieurs anciens joueurs ont réagi. Et elle nourrit encore aujourd’hui le débat autour de son héritage.

Durant l’ère “Lob City”, Paul avait transformé les Clippers en prétendants réguliers aux playoffs. Il ne dominait pas seulement par les statistiques, mais par la gestion du tempo et la responsabilisation de ses coéquipiers. Beaucoup ont expliqué avoir appris le professionnalisme à ses côtés. Son influence dépassait donc largement le terrain. Pourtant, au moment de tourner la page, cet héritage n’a pas pesé très lourd.

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Une place dans l’histoire toujours discutée

Williams a résumé ce sentiment en déclarant : « Il devrait clairement avoir une tournée d’adieu. Pour moi, vu ce qu’il a fait pour le jeu, il est à ce niveau-là… ils l’ont vraiment mal traité. » Cette phrase replace Paul parmi les joueurs qui ont marqué leur époque. Plus qu’un simple All-Star, il incarne un standard de constance et de longévité rare. Et c’est justement ce standard qui rend la fin difficile à accepter.



L’ancien meneur estime même qu’il appartient à la conversation des meilleurs à son poste. « Je me fiche du reste, pour ce qu’il a fait en NBA… top 5 meneurs ? Il est au moins dans la discussion. Ils ont eu tort avec lui. » Beaucoup de joueurs de sa génération valorisent cet impact collectif plus que le palmarès brut. Paul représentait le meneur organisateur pur, celui qui contrôle tout sans chercher la lumière. Un profil devenu plus rare aujourd’hui.

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Williams a aussi insisté sur son leadership : « Combien de joueurs peuvent dire au staff de rester au vestiaire : je joue 35 minutes, j’ai ça ? Pas beaucoup. C’est un vrai meneur. » Ce type d’autorité se construit avec le temps et la crédibilité. Elle ne se mesure pas toujours dans une feuille de stats. Mais elle marque profondément les vestiaires.

Cette histoire rappelle surtout la réalité de la ligue : la NBA reste un business avant tout. Même les grandes figures peuvent partir sans cérémonie si la stratégie sportive l’impose. Paul n’y a pas échappé malgré son statut. Et cela a changé la perception de sa sortie.

Chris Paul Conférence Ouest Los Angeles Clippers NBA 24/24