Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Kevin Durant se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une polémique liée aux réseaux sociaux. Une série de messages anonymes visant plusieurs joueurs a relancé les soupçons autour d’un éventuel faux compte. Alors que certains y voient un schéma déjà connu, d’autres estiment que l’affaire est montée en épingle. Gilbert Arenas, lui, a choisi de défendre ouvertement l’ailier.
Depuis plusieurs jours, des publications attribuées à un compte anonyme circulent massivement en ligne. Elles critiquent des coéquipiers actuels et anciens, avec un ton suffisamment précis pour faire naître la suspicion. Beaucoup rappellent que Durant avait déjà reconnu avoir utilisé des comptes secondaires par le passé, ce qui nourrit naturellement la théorie. Mais aucune preuve concrète n’a encore été présentée publiquement.
Dans ce climat, plusieurs personnalités médiatiques ont avancé que le style d’écriture ressemblait au sien. La rapidité avec laquelle la rumeur s’est propagée a transformé une simple spéculation en quasi-certitude pour une partie du public. Pourtant, les observateurs les plus prudents soulignent que la NBA regorge d’informations internes qui circulent facilement. La frontière entre intuition et accusation reste donc fragile.
Une polémique difficile à étouffer
Gilbert Arenas s’est alors exprimé pour calmer le jeu et contester l’interprétation dominante. Selon lui, la logique même des messages ne correspond pas au comportement habituel de Durant. « Quelqu’un parle en première personne sur un faux compte en disant qu’il ne lui passe pas la balle… pourquoi il n’irait pas le dire directement ? » a-t-il expliqué, avant d’ajouter : « Évidemment que ce n’est pas lui. Quelqu’un essaie de se faire passer pour lui. »
Même en l’absence de preuve, la situation reste délicate pour l’équipe, car le doute suffit parfois à fragiliser un vestiaire. Les jeunes joueurs peuvent être affectés par les rumeurs, surtout lorsqu’elles deviennent virales. Arenas estime justement que cette amplification médiatique crée le problème plus que les messages eux-mêmes. Pour lui, la réputation de Durant attire automatiquement les accusations.
L’histoire rappelle en effet que chaque épisode numérique impliquant la star prend rapidement des proportions énormes. Son passé en ligne le rend plus exposé que la plupart des joueurs à ce type de soupçon. Mais l’ancien meneur insiste : accuser sans preuve revient à construire un récit plutôt qu’à analyser des faits. Cette nuance change complètement la perception de l’affaire.
Pendant ce temps, la franchise tente de rester concentrée sur le terrain et d’éviter toute distraction. Les dirigeants savent que la répétition de ces polémiques peut détourner l’attention des performances sportives. Les coéquipiers ont publiquement affiché leur soutien, signe que l’impact interne reste limité pour l’instant. L’objectif est surtout d’empêcher la rumeur de devenir une réalité psychologique.
