Par Rédaction | Sport
Le débat autour du tanking revient régulièrement sur la table en NBA, certains estimant qu’un tiers des équipes lèvent déjà le pied en vue de la draft. Interrogé sur cette tendance, Stephen Curry n’a pourtant pas dramatisé la situation. Le meneur des Warriors préfère relativiser et rappeler que la ligue reste compétitive là où cela compte vraiment.
À 37 ans et dans sa 17e saison, Stephen Curry demeure l’une des voix les plus écoutées du paysage NBA. Son influence dépasse largement le terrain, et lorsqu’il s’exprime sur l’état de la ligue, ses propos ont un certain poids. Plutôt que d’alimenter la critique, il a choisi une approche plus mesurée face aux inquiétudes.
Lorsqu’un journaliste lui a évoqué le nombre d’équipes supposément engagées dans une logique de tanking, il a répondu avec franchise : « Est-ce que c’est vraiment un si gros problème ? Je pose la question ». Puis il a ajouté : « Les choses évoluent, des problèmes apparaissent et tout le monde veut mettre en lumière les aspects négatifs. Mais concentrons-nous sur les points positifs, sur la qualité de la compétition au sommet ».
Curry veut parler du calendrier plutôt que du tanking
Le quadruple champion a reconnu qu’il existait d’autres sujets plus pertinents selon lui, notamment la question du calendrier. Sans attaquer frontalement le système, il a laissé entendre que l’enchaînement des matchs méritait davantage d’attention que le tanking lui-même. Il faut dire que les lourdes blessures s’enchaînent pour les joueurs, ce qui ne semble pas être une priorité pour la ligue.
« Je sais qu’il y a une discussion sur le nombre de matchs joués. C’est probablement là-dessus que je mettrais davantage l’accent », a-t-il expliqué. Avant d’ajouter : « N’oublions pas que la ligue est dans une très bonne dynamique en termes d’attention médiatique, de niveau de jeu et de portée mondiale ». Un message optimiste dans un climat souvent critique.
Curry n’a jamais été du genre à esquiver les 82 matchs ni à se plaindre publiquement du rythme. Pourtant, il a déjà souligné à demi-mot que certaines saisons paraissaient plus lourdes que d’autres, notamment avec de nombreux back-to-back. Son discours reste cohérent : reconnaître les défis sans noircir le tableau.
Au final, la position du meneur est claire. Plutôt que de pointer du doigt les équipes en reconstruction, il préfère valoriser l’intensité de la course aux playoffs et la qualité du haut de tableau. Pour lui, la NBA traverse une période forte, et c’est cette image qu’il souhaite mettre en avant.
