Par Rédaction | Sport
Karl-Anthony Towns réalise une saison statistiquement solide avec les Knicks, mais cela ne suffit pas à convaincre tout le monde. Shaquille O’Neal et Charles Barkley ont récemment exprimé des critiques franches à son égard, pointant du doigt son irrégularité et son incapacité supposée à imposer sa présence dans les moments clés.
Avec près de 20 points et 12 rebonds de moyenne, Towns reste l’un des intérieurs les plus talentueux offensivement de la ligue. Pourtant, pour ses détracteurs, le problème ne réside pas dans les chiffres bruts, mais dans la manière dont il choisit d’utiliser ses qualités. Son mélange de taille, d’adresse extérieure et de mobilité devrait, selon eux, faire bien plus de dégâts dans la peinture.
Charles Barkley n’a pas pris de pincettes : « Ce qui me frustre chez lui, c’est que pour moi, il ne sait pas jouer au basket ». Il a précisé sa pensée : « C’est un formidable shooteur. La même critique que j’avais pour Joel Embiid. Le match-up dicte si tu dois tirer à trois points ou jouer au poste. C’est ça que je veux dire par ne pas savoir jouer ». Pour Barkley, l’adaptation aux situations reste insuffisante.
Shaq exige plus de constance
Shaquille O’Neal a enfoncé le clou en qualifiant le jeu de Towns de trop « soft » par séquences. Selon lui, l’intérieur new-yorkais alterne entre domination et effacement, sans jamais maintenir un niveau d’agressivité constant. Dans une équipe qui vise haut, cette irrégularité pose problème.
« Il doit décider qui il veut être. Intérieur ou extérieur. Mais quoi qu’il choisisse, il doit être constant », a affirmé O’Neal. Il a ajouté : « Quand il joue comme ça, Chuck et moi n’avons aucun problème. Mais il fait trop de fautes stupides. Il joue de manière vraiment maladroite. Si j’étais son coéquipier, je le regarderais dans les yeux et je lui dirais : “KAT, on a besoin de toi. Les Knicks ont de grandes ambitions et tu joues trop soft.” ».
Les Knicks occupent actuellement la troisième place à l’Est avec un bilan de 36-21, et les attentes sont élevées. Towns n’est pas le seul responsable des résultats, mais en tant qu’All-Star et pivot titulaire, son impact est scruté de près, surtout face aux équipes d’élite.
La saison régulière permet encore des ajustements, mais en playoffs, chaque faiblesse est exploitée. Les critiques de Shaq et Barkley visent surtout la capacité de Towns à répondre présent sous pression. Les chiffres sont là, mais pour faire taire les doutes, il lui faudra transformer ce talent en domination constante lorsque les matchs compteront vraiment.
