NBA – « Le visage de la ligue, pour moi, c’est Stephen Curry »

Stephen Curry en conférence pour les Warriors
Golden State Warriors (DR)

Par Rédaction | Sport

Dans une NBA obsédée par la recherche du “prochain visage de la ligue”, Kevin Garnett a tenu à remettre les choses en perspective. Alors que des jeunes stars comme Anthony Edwards ou Victor Wembanyama sont régulièrement présentées comme les héritiers naturels, l’ancien champion estime que le débat est mal posé. Pour lui, ce statut ne se décrète pas.

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Selon la légende des Celtics, devenir le visage de la ligue ne relève ni d’une campagne médiatique ni d’un simple potentiel. Il s’agit d’un phénomène organique, presque inévitable, qui s’impose avec le temps. Et à ses yeux, ce rôle appartient toujours à Stephen Curry, dont l’impact dépasse largement les statistiques.

Garnett l’a expliqué sans détour sur son podcast. « J’ai aimé la façon dont on lui posait la question… Je n’ai jamais entendu quelqu’un dire qu’il voulait être le visage de la ligue. Le visage, ça arrive tout seul », a-t-il affirmé. Pour lui, on ne choisit pas ce statut, il découle d’une transformation profonde du jeu et d’une domination durable.

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Un impact qui dépasse les trophées

L’ancien intérieur a ensuite appuyé son propos en évoquant l’influence technique et culturelle de Curry. « On n’a pas décrété que c’était la ligue de Giannis, ni celle de Curry. Je ne pense pas qu’on puisse simplement désigner quelqu’un. Ils jouent, et ils commencent à se détacher de la norme », a-t-il analysé, soulignant que ce sont les performances répétées et l’innovation qui créent ce phénomène.



Puis Garnett a été encore plus explicite. « Stephen Curry, pour moi, c’est l’époque actuelle. Il est le roi du tir longue distance. Il est le maître, le sensei du tir à trois points », a-t-il lancé. En révolutionnant l’usage du tir extérieur et en inspirant une génération entière à repousser les limites du périmètre, Curry a modifié la géographie même du terrain.

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L’argument de Garnett s’inscrit dans une logique historique. Dans les années 1990, plusieurs joueurs ont brillé, remporté des trophées et dominé statistiquement. Pourtant, personne ne contestait que Michael Jordan incarnait l’ère. Ce n’était pas une nomination officielle, mais une évidence née de son impact global et de ses succès répétés.

Edwards et Wembanyama possèdent le talent et l’ambition pour marquer leur génération. Mais selon Garnett, il faut plus qu’un potentiel MVP pour devenir le symbole d’une époque. Il faut transformer le jeu, gagner au plus haut niveau et s’imposer naturellement comme référence. Et tant que cette transition ne s’est pas produite, Stephen Curry reste, à ses yeux, le visage incontestable de la NBA.

Conférence Ouest Golden State Warriors NBA 24/24 Stephen Curry