Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La course au MVP cette saison reste particulièrement ouverte, et plusieurs nouveaux candidats se sont invités dans la discussion. Victor Wembanyama et Jaylen Brown font partie des noms les plus souvent cités, mais tout le monde n’est pas d’accord sur celui qui mérite vraiment de passer devant.
Avec les blessures de Nikola Jokic et Shai Gilgeous-Alexander, le débat s’est élargi, laissant plus de place à d’autres joueurs pour s’imposer. Les Spurs comme les Celtics réalisent une très bonne saison, ce qui renforce les arguments des deux camps, chacun mettant en avant soit l’impact individuel, soit le poids réel d’un joueur dans les victoires de son équipe.
Robert Horry, lui, a tranché, et son choix ne va pas dans le sens de nombreux supporters de San Antonio, puisqu’il estime que Jaylen Brown mérite davantage le trophée que le pivot français. L’ancien joueur, habitué aux équipes championnes, explique qu’à ses yeux le MVP doit avant tout être celui dont l’équipe dépend le plus pour gagner.
Horry privilégie l’impact de Brown dans les victoires
Pour expliquer sa position, Horry s’est appuyé sur le contexte collectif autour de Wembanyama. Les Spurs sont l’une des équipes les plus complètes de la ligue cette saison, solides en défense et efficaces offensivement, avec plusieurs joueurs capables d’assumer des responsabilités importantes aux côtés du Français.
L’ancien champion NBA estime justement que cette profondeur réduit l’argument en faveur de Wembanyama dans la course au MVP. « Il y a des joueurs dans la ligue qui jouent mieux que lui. Son équipe est très bonne, il a trois autres gars avec lui qui l’aident à porter l’équipe. Donc pour moi, il n’est pas MVP, parce qu’ils gagnaient encore sans lui. » Pour Horry, la valeur d’un MVP se mesure aussi à la dépendance de son équipe.
Dans le cas de Boston, il considère que la situation est différente, car Jaylen Brown doit assumer une responsabilité offensive bien plus lourde. « Mon MVP, c’est Brown. Ne vous fâchez pas contre moi pour ça. » Une déclaration qui résume son point de vue : l’importance d’un joueur se voit quand son équipe ne peut pas gagner sans lui.
San Antonio s’appuie sur un collectif très équilibré, avec plusieurs joueurs capables de marquer et de défendre à haut niveau. Même si Wembanyama reste le joueur le plus spectaculaire de l’équipe, certains observateurs pensent que son environnement favorable joue contre lui dans le débat pour le MVP.
