Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Chet Holmgren continue de s’imposer comme l’un des jeunes intérieurs les plus talentueux de la NBA. Pourtant, malgré ses performances et son rôle important dans une équipe candidate au titre, son nom apparaît souvent moins souvent dans les débats que celui d’un autre phénomène de sa génération.
Lors de la victoire d’Oklahoma City contre New York, Holmgren a livré l’une de ses meilleures performances de la saison. Avec 28 points, 8 rebonds et une adresse remarquable derrière l’arc, il a pris ses responsabilités offensives alors que la défense adverse se concentrait principalement sur Shai Gilgeous-Alexander.
Cette performance a relancé une discussion qui revient régulièrement autour du jeune intérieur : son niveau est-il sous-estimé parce qu’il évolue dans la même génération que Victor Wembanyama ? Sur l’émission Run It Back, l’ancien joueur NBA Chandler Parsons a expliqué que la comparaison permanente avec le phénomène français influence la manière dont le public perçoit Holmgren.
Parsons estime que Wembanyama change la perception de Holmgren
Selon lui, l’intérieur d’Oklahoma City possède toutes les qualités pour être une première option offensive dans certaines situations. « Je pense qu’il peut être la première option quand ses coéquipiers sont absents et prendre ce rôle quand il a plus d’opportunités. Il est aussi bon et aussi talentueux que ça. » Parsons estime que son potentiel est parfois minimisé à cause d’une comparaison difficile.
Il a même résumé son point de vue de manière très directe. « C’est presque injuste pour lui. Si Wemby n’existait pas, on parlerait de ce gars d’une manière complètement différente. On verrait sa taille, sa longueur et l’impact qu’il a en défense. » Une déclaration qui illustre à quel point la présence de Wembanyama change les standards.
Les deux joueurs ont été régulièrement opposés depuis leurs débuts. Tous deux mesurent plus de deux mètres dix, possèdent des qualités techniques proches d’un extérieur et sont capables d’influencer le jeu défensivement. Cette similitude a naturellement alimenté une rivalité médiatique depuis leurs premières confrontations chez les jeunes.
Pourtant, Holmgren lui-même a toujours refusé d’alimenter cette comparaison. Après la course au Rookie of the Year remportée par Wembanyama en 2024, il avait préféré saluer la saison du Français plutôt que de lancer un débat. Aujourd’hui encore, leurs trajectoires restent différentes, mais l’intérieur d’Oklahoma City continue de prouver qu’il peut lui aussi devenir l’un des grands joueurs de sa génération.
