Emmanuel Petit taclé par Jacques Chirac après France 1998 : « Vous je ne vous aime pas, parce que…

Emmanuel Petit et Jacques Chirac
Stadium Astro (DR) / TF1 (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Présent tout au long de l’été 1998, Jacques Chirac s’était imposé comme une figure incontournable de l’euphorie nationale autour du sacre des Bleus. Entre proximité assumée avec les joueurs et formules restées célèbres, le président avait marqué les esprits. Jusqu’à glisser une remarque inattendue à l’un des héros de la finale. Une séquence aussi brève que mémorable.

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Lors de la Coupe du monde 1998, l’équipe de France portée par Emmanuel Petit, Zinédine Zidane et Didier Deschamps avait fait vibrer tout un pays. Sous la direction d’Aimé Jacquet, les Bleus avaient remporté un titre historique face au Brésil, déclenchant une ferveur populaire exceptionnelle. Au cœur de cette liesse, Jacques Chirac, alors président de la République, avait multiplié les apparitions aux côtés des joueurs, que ce soit dans les tribunes, les vestiaires ou lors des célébrations officielles.

Très présent, le chef de l’État s’était illustré par son enthousiasme communicatif, mais aussi par quelques séquences devenues cultes, entre hésitations sur les noms des joueurs et petites maladresses. Pourtant, une anecdote en particulier, vécue à l’Élysée après la finale, a durablement marqué Emmanuel Petit.

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Des années plus tard, sur RMC Sport, l’ancien milieu de terrain est revenu sur cet échange pour le moins déroutant avec Jacques Chirac :

« Quand on était allés à l’Élysée… J’ai des photos avec Jacques Chirac. Il arrive devant moi, enfin plutôt j’arrive devant lui, je lui serre la main, je le salue. Et il me regarde avec le visage ferme, puis il me dit : « Vous, je ne vous aime pas ». Je me dis : « Putain, qu’est-ce que j’ai fait encore ? » (rires) »

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Surpris par cette entrée en matière, le joueur n’a pas eu le temps de réagir que le président a immédiatement désamorcé la situation avec humour. Toujours dans ce même témoignage, Emmanuel Petit racontait la suite de la scène :

« Puis avec le sourire, il ajoute : « C’est parce que ma femme vous adore ! » (rires) »

Auteur d’un but lors de la finale, Emmanuel Petit a ainsi été la cible d’une plaisanterie typiquement chiraquienne, mêlant fausse sévérité et sens de la formule. Une manière pour Jacques Chirac de détendre l’atmosphère, tout en surprenant son interlocuteur le temps de quelques secondes.

Resté associé aux images de communion populaire du Mondial 1998, Jacques Chirac a durablement lié son image à cet événement historique. Entre spontanéité, humour et proximité avec les joueurs, l’ancien président aura su marquer cette période à sa manière, laissant derrière lui des souvenirs aussi légers qu’inoubliables.

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