Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Lonzo Ball n’a jamais été un joueur comme les autres, et il le sait mieux que personne. Entre exposition médiatique extrême et attentes immenses dès son arrivée en NBA, il est revenu sur un aspect inattendu de sa carrière : l’impact direct des critiques sur son tir.
À son entrée dans la ligue, Lonzo Ball était sous les projecteurs comme peu de rookies avant lui. Son passage à Chino Hills, son année à UCLA et son statut de deuxième choix de draft en faisaient déjà une figure médiatique majeure. Mais très vite, son tir atypique est devenu un sujet central, analysé, critiqué et parfois moqué, bien au-delà du simple cadre sportif.
Avec le temps, cette attention constante a fini par avoir des conséquences concrètes sur son jeu. Dans une ligue où chaque détail est scruté, ses difficultés au tir ont pris une ampleur disproportionnée, alimentées par les réactions extérieures. Ce climat a progressivement installé un doute, transformant un geste autrefois naturel en véritable point de pression.
Un tir devenu une cible permanente
Au départ, sa mécanique ne semblait pourtant pas poser de problème majeur. Malgré un geste peu académique, Ball affichait une efficacité solide, notamment à longue distance, ce qui renforçait sa confiance et validait son style unique. Mais le passage en NBA a changé la perception, et avec elle, le regard porté sur chacune de ses tentatives.
Face à cette pression croissante, Ball reconnaît que l’environnement a fini par influencer son jeu de manière directe. « C’était bien… jusqu’à ce que ça ne le soit plus. Quand tout le monde a commencé à s’emballer, c’est là que j’ai commencé à rater », confie-t-il, en liant clairement ses difficultés à l’attention extérieure.
Avec le recul, il admet aussi que le changement était devenu inévitable. « Au début, non, je ne voulais pas changer. C’était iconique. Mais j’ai perdu le feeling, donc c’est devenu plus simple de changer », explique-t-il, évoquant une transition autant mentale que technique.
Son passage à New Orleans a marqué un tournant dans cette évolution, avec un travail approfondi sur sa mécanique de tir. « Je pense qu’on a tous pris la bonne décision de changer », conclut-il, preuve que cette remise en question, bien que difficile, a finalement permis de relancer sa trajectoire.
