Pourquoi Jamel Debbouze a été stoppé par les vigiles en plein Roland-Garros : « J’ai envoyé la sécurité car il…

Jamel Debbouze
Clique (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Habitué à surprendre et à déclencher les rires, Jamel Debbouze n’est jamais un spectateur discret. Même dans des cadres solennels, l’humoriste aime dépasser les codes et provoquer des situations inattendues. Mais lors d’une finale de Roland-Garros, son enthousiasme a fini par gêner l’organisation, obligeant l’arbitre à intervenir.

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Figure emblématique de l’humour et du cinéma français, Jamel Debbouze s’est fait connaître comme un trublion sympathique, capable d’improviser des blagues à tout moment. En 2021, l’acteur découvre un univers qui lui est totalement étranger en assistant, pour la première fois de sa vie, à un match de tennis sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros. Il est alors présent en tribunes lors de la finale féminine opposant Barbora Krejcikova à Anastasia Pavlyuchenkova.

Loin de l’effervescence des stades de football ou des salles de spectacle, le court de tennis impose un silence et une concentration stricts. Ces codes, Jamel Debbouze ne les maîtrise pas encore. Rapidement, ses interventions sonores et ses plaisanteries perturbent le déroulement du match et attirent l’attention de l’arbitre de chaise, qui se retrouve face à un spectateur particulièrement envahissant. Kader Nouni, arbitre international français, est revenu sur cet épisode au micro d’Eurosport :

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« Pendant la finale femmes. Il y avait Jamel Debbouze qui, au début du match, commence à crier, mais pas au bon moment. Le timing n’est pas bon quand il encourage les joueuses. Et je me dis que ça va être compliqué à gérer. Il était juste en face de moi, dans le coin à gauche, en loge. Il parlait ou il faisait des blagues juste avant que les joueuses servent. Je me dis ‘Aïe aïe aïe’ et je lui envoie quelqu’un de la sécurité pour essayer de lui expliquer un petit peu ce qu’il ne faut pas faire.

Ça se passe, et puis au début du troisième set, au changement de côté, il s’adresse à moi : ‘Hé, Barry White, Barry White !’ Il m’interpelle directement. Je lui fais coucou, je lui dis ‘C’est bon, basta’ et il n’arrête pas ‘Je te kiffe, je te kiffe !’. Bref, après le match, je voulais le voir parce que je suis fan de lui depuis que je suis gamin et encore aujourd’hui. Pour le saluer et lui dire ‘Voilà, je t’ai envoyé la sécurité mais ce n’est pas grave’. Mais il part et je ne le vois pas. »

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L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais l’arbitre français décide de reprendre contact avec l’humoriste via un ami commun. Grâce à Marc-Antoine Le Bret, invité du Marrakech du Rire, le message passe rapidement. Kader Nouni raconte la suite :

« J’appelle alors mon ami imitateur Marc-Antoine Le Bret, qui avait été invité au Marrakech du rire, pour lui demander s’il n’a pas son numéro et s’il peut lui envoyer un SMS en lui disant que l’arbitre de la finale de Roland-Garros aimerait lui parler. Deux minutes plus tard, il me répond ‘C’est bon Kader, il m’a dit que tu pouvais l’appeler, il aimerait s’excuser’.

J’appelle donc Jamel et on discute pendant dix minutes. Il m’a dit ‘Je suis désolé, c’est la première fois que je venais à Roland-Garros et que j’assistais à un match de tennis. Mais je dois te dire, tu as une voix de ouf’. Je lui ai dit ‘Quand tu veux, je te fais la présentation du Jamel Comedy Club, même en guest si tu veux’ et il m’a dit ‘Pourquoi pas, pourquoi pas ?’ »

Cet épisode restera comme l’une des anecdotes les plus insolites vécues par Kader Nouni sur une chaise d’arbitre. Pour Jamel Debbouze, cette première expérience à Roland-Garros aura servi de leçon, lui permettant d’intégrer durablement les règles de savoir-vivre propres au tennis, tout en maintenant un esprit de respect mutuel.

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