L’ayant côtoyé, Gérard Lanvin pas tendre avec Thierry Lhermitte : « Personne ne voulait…

Thierry Lhermitte et Gérard Lanvin
France TV (DR) / Sens Critique (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Avant de connaître la consécration au cinéma, Gérard Lanvin a traversé une longue période faite de rencontres, d’opportunités et parfois de désillusions. Dans les années 1970, le comédien évolue au cœur du bouillonnement artistique parisien, croisant des figures montantes comme celles du Splendid. Mais derrière cette effervescence, certaines expériences lui ont laissé un souvenir plus amer.

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Figure reconnue du cinéma français, Gérard Lanvin a longtemps fréquenté les scènes de café-théâtre avant d’accéder à la notoriété. À cette époque, il côtoie notamment la troupe du Splendid, composée entre autres de Christian Clavier et Thierry Lhermitte. Une collaboration qui aurait pu marquer un tournant, mais qui s’est finalement révélée bien plus compliquée que prévu.

Dans un entretien accordé à Allociné, l’acteur est revenu sur une expérience marquante : son remplacement de Thierry Lhermitte dans la pièce “Amours, coquillages et crustacés”, qui deviendra plus tard le film Les Bronzés. À l’origine, la situation ne lui semblait pourtant pas problématique :

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“J’ai été son remplaçant sur une pièce de théâtre qui s’appelait ‘Amours, coquillages et crustacés’. Thierry voulait partir un petit peu avant ses camarades pour bronzer, puisqu’il avait l’emploi du playboy dans la pièce. En cela, c’était plutôt professionnel que mal vu, et j’ai trouvé ça normal comme comportement. Les autres arrivant en vacances (dans la pièce, ndlr), il était normal qu’ils retrouvent des mecs bronzés sur le lieu des vacances.”

Mais très vite, le climat s’est tendu. L’arrivée de Gérard Lanvin n’a pas été bien accueillie par le reste de la troupe, ce qui a rendu les répétitions particulièrement difficiles. L’acteur évoque une ambiance pesante, marquée par un certain isolement :

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“(Thierry Lhermitte) m’a donc gentiment proposé de le remplacer. Les autres (membres du Splendid) n’ont pas apprécié ça, parce qu’il est parti en vacances. Donc déjà on avait une espèce d’amitié bizarre, hein, puisque je répétais tout seul car personne ne voulait venir répéter avec moi. C’est Coluche qui m’a fait répéter mon rôle.”

Malgré ce contexte peu favorable, le comédien s’est investi pleinement pour être prêt le jour J. Un travail intense qui n’a pourtant débouché que sur une seule représentation, une expérience aussi brève que marquante :

“J’ai joué exactement une fois. Le temps d’avoir peur, vraiment peur, parce que c’était une pièce qui cartonnait au café-théâtre. Et puis comme ça a marché le soir où je l’ai joué, Thierry est revenu. Donc je l’ai jouée une fois. C’est beaucoup de travail pour une fois…”

Un épisode frustrant, qui reste gravé dans la mémoire de Gérard Lanvin. Pourtant, loin de s’enfermer dans cette déception, l’acteur a poursuivi sa route et collaboré par la suite avec plusieurs membres du Splendid, notamment au cinéma. Une trajectoire qui illustre sa persévérance, malgré les obstacles rencontrés à ses débuts.

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