Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Icône de mode, chanteuse et ancienne première dame, Carla Bruni a toujours cultivé une certaine liberté de ton. À 58 ans, elle n’hésite plus à évoquer sans détour les périodes plus sombres de sa vie, marquées par des excès qu’elle assume aujourd’hui pleinement. Une parole rare, à la fois lucide et teintée d’autodérision.
Figure élégante et longtemps perçue comme parfaitement maîtrisée, Carla Bruni a pourtant connu des phases bien plus contrastées. Invitée du podcast Contre-addictions, l’épouse de Nicolas Sarkozy a surpris en révélant l’ampleur d’une dépendance inattendue : celle au sucre, devenue envahissante à une certaine période de sa vie. Elle confiait ainsi, dans des propos pour le moins sidérants :
« J’ai commencé par le sucre, très assidûment, grande adepte du sucre, des vrais shots de sucre. J’ai pu boire jusqu’à 40 Coca-Cola par jour ».
Un aveu frappant, qui illustre une spirale dont elle a fini par prendre conscience. Mais cette réflexion ne s’arrête pas là. Carla Bruni est également revenue sur une autre addiction, qu’elle considère aujourd’hui comme une véritable erreur de parcours : le tabac. Elle expliquait sans détour :
« Je n’ai pas beaucoup de regrets dans ma vie, mais j’en ai un : d’avoir fumé. C’est terriblement dangereux et incroyablement inutile ».
Au fil de cet échange, l’artiste a aussi abordé son rapport à l’alcool, qu’elle décrit comme délicat à gérer en raison de son tempérament excessif. Là encore, elle assume pleinement ses limites :
« J’aime une douce ivresse. Le problème, c’est que comme je suis une addict, je ne m’arrête pas à la douce ivresse, donc je suis obligée d’arrêter l’alcool. Si je bois, il me vient la mauvaise idée de dire tout ce que je pense aux gens ! ».
Avec sincérité et humour, Carla Bruni dresse le portrait d’une femme consciente de ses fragilités, mais déterminée à les maîtriser. Un témoignage qui tranche avec l’image lisse souvent associée à sa personne.
Aujourd’hui, elle assume ce parcours sans détour, rappelant que l’addiction peut toucher tout le monde, indépendamment du statut ou de l’image publique. Une prise de parole qui éclaire une autre facette de sa personnalité, plus vulnérable, mais profondément humaine.
