Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
L’absence de Joel Embiid replonge Philadelphie dans une réalité bien connue. À l’approche des playoffs, le pivot est une nouvelle fois indisponible, laissant les 76ers gérer une situation délicate sans leur pièce maîtresse.
Opéré récemment d’une appendicite, Joel Embiid n’a pour l’instant aucun calendrier de retour. Une incertitude qui tombe au pire moment pour Philadelphie, actuellement huitième à l’Est et en lutte pour sa survie. Sans leur leader intérieur, les 76ers doivent s’adapter rapidement, alors même que la concurrence s’intensifie dans cette dernière ligne droite.
Ce scénario rappelle malheureusement des souvenirs récents pour la franchise, souvent freinée par les blessures de son joueur majeur au moment clé de la saison. Malgré les changements de staff et d’effectif, le constat reste le même : lorsque les playoffs approchent, la disponibilité d’Embiid devient une question centrale, souvent synonyme d’espoirs fragilisés.
Une accumulation de blessures difficile à ignorer
Doc Rivers n’a pas caché sa frustration en évoquant cette situation, lui qui a longtemps dirigé Joel Embiid à Philadelphie. « Je me sens mal, parce que je crois vraiment que si on avait eu une seule année en bonne santé, surtout la première et la dernière, on serait allés plus loin », confie-t-il, avant d’ajouter, « je déteste dire ça, mais c’est assez évident ».
L’ancien entraîneur insiste surtout sur la répétition du problème au fil des années. « Pendant les playoffs depuis mon arrivée, je ne pense pas qu’il ait été en bonne santé une seule fois », rappelle-t-il, soulignant une série de campagnes marquées par les pépins physiques. « Ça fait six années de suite… et ce n’est même pas de sa faute. Ça arrive, c’est tout ».
Rivers évoque aussi l’absurdité de certaines situations, difficilement anticipables. « Une appendicite ? Franchement, ça ne s’invente pas », lâche-t-il, encore surpris par ce nouveau coup dur. Un événement imprévisible qui illustre parfaitement la malchance persistante autour du pivot, malgré les précautions et le travail fourni en coulisses.
Au-delà de la frustration, son constat reste sans appel sur les ambitions de l’équipe. « Si vous le regardez jouer et travailler, je ne pense pas que les gens réalisent à quel point il est talentueux », explique-t-il, avant de conclure, « mais sans être en bonne santé, vous ne gagnez pas. C’est aussi simple que ça ».
