Dany Boon passe aux aveux 6 ans après le Covid : « C’était débile, mais à cette période j’ai pris…

Dany Boon
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Acteur populaire et réalisateur incontournable du cinéma français, Dany Boon a toujours cultivé une image proche du public, entre humour, autodérision et sensibilité assumée. Derrière cette bonhomie, l’artiste n’a jamais caché une tendance marquée à l’hypocondrie, un trait de caractère qui a pris une dimension particulière au moment de la crise sanitaire du Covid-19. Une période où ses angoisses ont parfois dépassé la raison.

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Figure majeure du box-office français, Dany Boon s’est imposé au fil des années comme un artiste capable de transformer ses propres névroses en comédie. Cette hypersensibilité à la santé, déjà évoquée dans certains de ses projets, a toutefois été brutalement ravivée lors de la pandémie de Covid-19 en 2020.

Confinement, peur du virus et multiplication des informations anxiogènes ont alors profondément modifié ses habitudes quotidiennes, jusqu’à l’amener à adopter des comportements qu’il juge aujourd’hui excessifs. Invité à revenir sur cette période au micro de TF1, le réalisateur de Bienvenue chez les Ch’tis a décrit sans filtre certains de ses réflexes de l’époque. Il raconte notamment :

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« Le gel hydroalcoolique, j’ai pris l’habitude de me désinfecter le visage avec. C’était complètement débile. C’était pas une bonne idée. Ça brûle au bout d’un moment ! Sinon, on laissait les courses dehors. On lit les conneries qu’il peut y avoir sur internet, par exemple le fait que le virus restait sur le plastique plus de 72 heures, et 15 heures sur le carton. Alors on se met à acheter du carton ! »

Dans ce climat d’incertitude, l’acteur reconnaît avoir été particulièrement anxieux, au point de perdre certains repères lorsqu’il a lui-même contracté le virus. Une expérience qui a renforcé ses inquiétudes, notamment à cause d’un appareil médical mal utilisé. Il se souvient :

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« Je l’ai attrapé, et j’étais un peu flippé, oui. J’étais angoissé parce que j’avais acheté un oxymètre, comme dans le film, et je le mettais mal, pas du bon côté du doigt. Du coup, mon taux de saturation était de 85%, alors qu’il ne faut pas descendre en dessous de 94% ou 95%. J’ai appelé mon médecin, qui m’a dit : « Avec 85% tu ne pourrais même pas me parler. Tu dois mal le mettre ! »

Ces épisodes, qu’il regarde aujourd’hui avec recul et humour, illustrent surtout la manière dont la crise sanitaire a pu amplifier des fragilités déjà existantes. Dany Boon, entre inquiétude et autodérision, raconte ainsi une période où la peur du virus a parfois pris le dessus sur la raison, jusqu’à transformer le quotidien en succession de gestes compulsifs.

Six ans plus tard, cette parenthèse reste pour lui un souvenir à la fois marquant et teinté d’humour. Une séquence qui rappelle combien l’angoisse collective a pu toucher, de façon très concrète, même les personnalités les plus populaires.

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