Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Shai Gilgeous-Alexander continue d’impressionner sur les parquets NBA, mais son style de jeu ne fait pas l’unanimité. Entre efficacité redoutable et critiques persistantes, le meneur d’OKC se retrouve aujourd’hui au centre d’un débat qui dépasse largement ses simples performances.
Depuis le début de la série face à Phoenix, Shai Gilgeous-Alexander enchaîne les performances solides et pèse lourd dans les victoires d’OKC. Son agressivité vers le cercle lui permet de provoquer de nombreuses fautes, transformant chaque pénétration en opportunité. Résultat, il accumule les passages sur la ligne des lancers francs, un secteur où il excelle avec une régularité impressionnante.
Mais cette efficacité soulève aussi des questions. En seulement deux matchs, l’écart de lancers francs entre lui et toute l’équipe adverse interpelle. Ce déséquilibre alimente les discussions autour d’un style jugé parfois excessif. Dans un contexte de playoffs, où chaque détail compte, cette capacité à obtenir des fautes devient autant une arme redoutable qu’un sujet de débat.
Une efficacité qui divise
Pour Scott Van Pelt, le sujet ne concerne pas le niveau du joueur, mais l’expérience proposée au spectateur. « J’ai vu Shai Gilgeous-Alexander… j’adore son investissement, le travail qu’il fournit, sa préparation. Donc je dis ça en reconnaissant son niveau : le voir tomber action après action et obtenir des fautes, ce n’est pas très agréable à regarder, ça ne l’est tout simplement pas », explique-t-il.
Cette critique s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’évolution du jeu. Si provoquer des fautes fait partie des compétences valorisées en NBA, certains estiment que l’abus peut nuire au spectacle. Shai, par son efficacité dans ce domaine, devient naturellement une figure centrale de ce débat, malgré lui.
Van Pelt poursuit en élargissant la comparaison à d’autres stars passées, tout en assumant pleinement son ressenti. « Je n’aimais pas voir James Harden jouer comme ça, et je n’aime pas voir Shai non plus… j’adore le joueur, j’adore son excellence, mais je n’aime pas la façon dont il est arbitré », ajoute-t-il, pointant autant le style que les décisions arbitrales.
Dans ce contexte, la frontière reste fine entre intelligence de jeu et excès. Pour OKC, l’essentiel reste l’efficacité, surtout en playoffs. Mais pour une partie du public, la question demeure : jusqu’où ce type de jeu peut-il aller sans altérer le plaisir de regarder un match NBA ?
