Par Rédaction | Sport
Chris Paul avait senti quelque chose avant beaucoup de monde à San Antonio. Alors que peu d’observateurs imaginaient la franchise capable d’atteindre ce niveau aussi vite, le meneur vétéran assure aujourd’hui que cette progression ne repose pas uniquement sur Victor Wembanyama.
Les Spurs abordaient cette saison avec des attentes limitées. La reconstruction semblait encore en cours, malgré l’arrivée de plusieurs jeunes talents prometteurs autour de Wembanyama. Quelques mois plus tard, San Antonio se retrouve près des Finales NBA après avoir bousculé Oklahoma City, champion en titre, dans une campagne qui a surpris une bonne partie de la ligue.
Cette montée en puissance s’explique aussi par l’environnement installé autour du groupe. Gregg Popovich reste présent dans l’organisation, tout comme Tim Duncan et David Robinson, tandis que Chris Paul a joué un rôle important auprès des plus jeunes. Le vétéran a accompagné leur progression au quotidien sans forcément chercher la lumière, dans une équipe qui grandissait rapidement en interne.
Chris Paul voit un avenir énorme pour Wembanyama, Castle et Harper à San Antonio
Paul assure justement que le potentiel des Spurs dépasse largement celui de leur superstar française. « Avec les Spurs, ce n’est pas seulement Vic. Il y a aussi Steph Castle. Dylan Harper également. Nous, on n’est pas surpris de voir certains de ces gars arriver dans la ligue et jouer comme ça », explique le meneur, convaincu depuis longtemps du talent présent dans l’effectif texan.
Selon lui, le plus impressionnant reste surtout le travail effectué dans l’ombre depuis plusieurs mois. « San Antonio va être fort pendant très longtemps. Beaucoup de gens parlent seulement des joueurs. Moi, j’ai eu la chance de voir chaque jour comment le staff construisait tout ça. Maintenant que les joueurs voient les résultats et qu’ils sont en finales de conférence Ouest, ça devient effrayant, parce qu’ils croient au travail qu’ils ont fourni. »
Cette progression rapide rappelle aussi la manière dont les Spurs ont bâti leurs grandes dynasties par le passé. La franchise a longtemps construit autour de joueurs draftés en interne, de David Robinson à Tim Duncan, avant de trouver plus tard Tony Parker et Manu Ginobili, devenus les piliers d’une des périodes les plus dominantes de l’histoire récente de la NBA.
L’organisation semble surtout avoir retrouvé une identité claire après plusieurs saisons compliquées. Entre le développement patient des jeunes talents, l’encadrement des anciens et une stabilité rare dans la ligue, les Spurs donnent désormais l’impression d’avoir repris une trajectoire familière, celle d’une franchise capable de rester compétitive pendant très longtemps.
