Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Idole de tout un public pendant plusieurs décennies, Patrick Bruel traverse actuellement une énorme tempête en raison des innombrables accusations d’agressions sexuelles et tentatives de viol à son encontre. Dans ce contexte, les paroles passées de l’artiste prennent une toute autre tournure – notamment une phrase au sujet de Sophie Marceau qui a interpellé les internautes…
C’était il y a plus de 10 ans, bien avant que l’empire Patrick Bruel ne s’écroule. En 2014, le chanteur et acteur partage l’affiche de Tu veux ou tu veux pas avec Sophie Marceau. Sur le plateau de Michel Drucker, en pleine promotion, l’ambiance est légère et le chanteur commence par plaisanter au sujet de la doublure choisie pour certaines scènes :
« Nan, mais tu sais, je suis quand même mieux gaulé que le mec qu’ils ont pris. Franchement, je te jure hein ! Il y a une vraie différence. »
Quelques instants plus tard, Michel Drucker interroge sur invité sur les nombreuses scènes romantiques tournées avec Sophie Marceau. Patrick Bruel répond alors avec une formule qui déclenche les rires du plateau – mais qui a une toute autre teneur avec du recul :
« Ce qui est difficile, c’est de résister pendant huit semaines à Sophie Marceau… C’est un rôle de composition. »
À l’époque, cette sortie est perçue comme une boutade destinée à flatter sa partenaire de jeu. Mais 10 ans plus tard, ces mots connaissent une résonance différente au regard des accusations visant aujourd’hui le chanteur.
Patrick Bruel fait en effet l’objet d’une information judiciaire portant sur plusieurs accusations de viols, tentatives de viol, agressions sexuelles et harcèlement sexuel. Après avoir été placé en garde à vue pendant 48 heures, il a été mis en examen pour certains faits et placé sous contrôle judiciaire. Il conteste l’ensemble des accusations portées contre lui.
En revisitant cette interview de 2014, certains continuent d’y voir une plaisanterie de promotion sans lien avec les accusations actuelles. La plupart, en revanche, analyse cette sortie à travers le prisme des affaires judiciaires en cours, et considère qu’il s’agissait, avec le recul, d’une phrase glaçante qui en disait long sur la mentalité de Patrick Bruel vis-à-vis des femmes. Une chose est certaine : c’est désormais la justice, et elle seule, qui devra statuer.
