Ce que Sophie Marceau n’a jamais pardonné à Julien Clerc : « J’ai été atrocement gênée, je me suis senti…

Julien Clerc et Sophie Marceau
France TV (DR) / Konbini (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Certaines œuvres traversent les décennies sans jamais cesser de faire parler d’elles. Si elles ont parfois été accueillies avec légèreté à leur sortie, elles peuvent aussi être relues à la lumière de l’évolution des mentalités. C’est précisément ce qui est arrivé à une chanson de Julien Clerc, qui a profondément mis mal à l’aise Sophie Marceau.

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Figures incontournables de la scène culturelle française, Sophie Marceau et Julien Clerc ont marqué plusieurs générations chacun dans leur domaine. L’actrice était alors l’un des visages les plus populaires du cinéma français, tandis que le chanteur enchaînait les succès. Pourtant, en 1997, une chanson allait créer un malaise durable entre les deux artistes, sans que la comédienne n’ait été consultée au préalable.

Le titre « Assez, assez » comportait en effet un passage évoquant directement Sophie Marceau. Une référence qui avait rapidement attiré l’attention et qui, avec le temps, a pris une résonance toute particulière au regard des débats sur le respect de la vie privée et l’objectification des femmes :

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« Faut des ronds, faut des courbes,
Des marchands d’marrons, rue Lecourbe.
Faut des ballons, des cerceaux
Et les seins de Sophie Marceau.
Assez, assez, assez, assez. »

À l’époque, cette référence était passée relativement inaperçue auprès d’une partie du public. Avec le recul, elle est toutefois apparue comme une intrusion dans l’intimité de l’actrice, qui s’est exprimée plusieurs années plus tard sur le malaise qu’elle avait ressenti face à cette exposition inattendue. Dans les colonnes du magazine Elle, Sophie Marceau confiait non sans une certaine colère :

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« J’ai été atrocement gênée par ce disque. Quand je l’ai reçu chez moi, je l’ai caché. J’avais peur que mon entourage tombe dessus. J’étais mal, comme si j’avais fait une bêtise. Comme si je montrais mes seins à la radio. »

L’actrice expliquait également que cette référence avait provoqué chez elle un sentiment de dépossession, estimant que son intimité avait été exposée malgré elle. Une expérience qu’elle disait avoir particulièrement mal vécue :

« Les seins, c’est intime, c’est érotique, sexuel. Je me suis sentie dévêtue. »

Interrogé à l’époque sur cette polémique, Julien Clerc avait défendu son morceau, assurant qu’il n’y avait aucune intention malveillante derrière cette évocation. Le chanteur estimait qu’il s’agissait avant tout d’une image qu’il jugeait poétique :

« C’était une chanson sur tout ce qui fait mal, qui pique, qui coupe… Et en face, on disait qu’il fallait des choses rondes. La chute, c’était les seins de Sophie Marceau. Moi, je trouvais ça mignon. »

Les années passant, le regard porté sur cet épisode a évolué. Les questions liées au consentement, au respect de l’intimité et à l’objectification ont pris une place beaucoup plus importante dans le débat public, amenant le chanteur à revoir sa position. Sur RTL :

« Elle l’avait très mal pris, et je pense qu’elle avait raison. Aujourd’hui, on ne l’écrirait plus. Le monde a changé, et c’est tant mieux. Si je la rencontre un jour, je m’excuserai sans doute. C’est quelque chose qu’on ne ferait plus de nos jours. »

Au fil des années, cette histoire est devenue le symbole d’une évolution des sensibilités. Sans chercher à créer une polémique, Sophie Marceau a rappelé qu’une personnalité publique conserve le droit au respect de son intimité, tandis que Julien Clerc a fini par reconnaître que ce type de référence n’aurait plus sa place aujourd’hui.

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