Patrick Bruel (67 ans) clair et net à propos de la coke : « Une fois qu’on s’en rend compte…

Patrick Bruel
RTS (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

À 67 ans, Patrick Bruel l’assure en off : « ma carrière est finie » suite aux accusations sordides dont il fait l’objet. Clap de fin probable, donc, en attendant que la justice s’occupe du cas du chanteur. Il était pourtant très présent dans les médias durant sa carrière, et habitué à s’exprimer sur de nombreux sujets. Et parmi les thèmes qu’il a abordés figure celui de la cocaïne et des addictions…

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Figure incontournable de la chanson française pendant plus de quarante ans avant de tomber violemment de son piédestal, Patrick Bruel a connu les plus grandes scènes tout en évoluant dans un univers où les excès ne sont pas rares. L’interprète de Casser la voix explique pourtant avoir toujours gardé ses distances avec les drogues.

Cette expérience personnelle a nourri l’écriture de La chance de pas, une chanson publiée en 2022, dans laquelle il évoque les ravages de l’addiction à travers le parcours de proches confrontés à cette réalité. Dans un entretien accordé à Blick, Patrick Bruel revenait d’abord sur son propre rapport à la cocaïne, et déclarait :

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« Jamais ! J’ai justement eu la chance « de pas » céder, « de pas » glisser, « de pas » être tenté, « de pas » consommer. Et donc « de pas » connaître, et « de pas » avoir à résister. »

Au-delà de son histoire personnelle, l’artiste expliquait avoir voulu mettre en lumière le combat de plusieurs personnes de son entourage. Sans jugement envers les consommateurs, il décrivait l’engrenage de la dépendance comme une mécanique particulièrement difficile à interrompre une fois qu’elle est installée :

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« Le morceau est destiné à une, voire deux, voire trois, voire cinq personnes de mon entourage qui ont glissé… Je les matérialise en une seule. La chanson est née de conversations, de certaines images, certaines phrases… Cette description assez terrible de ce train dans lequel on monte après y avoir été invité. On s’assoit à la meilleure place, dans le meilleur wagon, à côté du conducteur. Tout est parfait, on n’a absolument pas envie de descendre. En plus, ça va à 300 km/h. Mais ces 300 km/h vous mènent dans le mur.

Quand on s’en rend compte — il n’est jamais trop tard, c’est difficile de sauter d’un train qui avance à 300 km/h. C’est là qu’on a besoin d’aide. Je ne suis pas dans le jugement. En tout cas pas concernant les gens qui consomment ou qui ont consommé. Parce qu’on ne peut jamais savoir dans quelles circonstances ils l’ont fait. En revanche, je n’ai aucune indulgence avec ceux qui ont insidieusement permis la première approche et commencé à en fournir. »

Père de famille, Patrick Bruel estime également que la prévention occupe une place essentielle face à ces problématiques. Pour lui, la sensibilisation passe avant tout par le dialogue et l’explication, plutôt que par les discours culpabilisants. Dans le même entretien accordé à Blick, il ajoutait :

« Je leur en parle beaucoup ! C’est nécessaire de faire de la prévention. Il faut un discours intelligent et donc éviter la morale ou le jugement. Je suis content que vous souligniez cette chanson, elle est importante. »

À travers ces confidences, Patrick Bruel explique avoir voulu utiliser la musique pour évoquer un sujet qui touche de nombreuses familles. Sans stigmatiser les personnes confrontées à l’addiction, le chanteur insiste sur la nécessité d’accompagner ceux qui souhaitent s’en sortir tout en dénonçant la responsabilité de ceux qui favorisent l’entrée dans cet engrenage. Une prise de parole qui donne un écho particulier à l’un des morceaux les plus personnels de son répertoire.

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