Sans filtre, Zaz (46 ans) passe aux aveux sur l’alcool et les drogues : « Par jour, je consommais…

Zaz
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Au fil de sa carrière, Zaz s’est imposée comme l’une des artistes françaises les plus singulières de sa génération. Derrière son énergie communicative et ses succès internationaux, la chanteuse a pourtant traversé des périodes beaucoup plus sombres. Des années plus tard, elle accepte d’évoquer sans détour les addictions qui ont longtemps rythmé son quotidien.

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Révélée au grand public grâce au succès de Je veux, Zaz a toujours cultivé une image d’authenticité. Mais si le public découvrait une artiste rayonnante sur scène, la réalité était parfois bien différente en coulisses. Avant de retrouver un équilibre, l’interprète a dû faire face à des excès qui ont progressivement affecté sa santé physique comme mentale.

Figure incontournable de la chanson française, Zaz n’a jamais caché avoir connu une période marquée par de nombreuses dépendances. Bien avant d’entamer sa reconstruction, l’artiste reconnaissait avoir multiplié les excès, persuadée qu’ils lui permettaient de faire taire un profond mal-être. Dès l’adolescence, l’alcool, la cigarette et les drogues ont rythmé son quotidien, ce qu’elle ne cache plus :

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« Comme je suis quelqu’un de très entière, je ne faisais pas les choses à moitié : cocaïne, héroïne, j’ai tout essayé. Et l’alcool aussi, évidemment… J’étais tout le temps en colère, je ne comprenais pas pourquoi. Alors je me réfugiais dans les paradis artificiels pour m’anesthésier »

Quelques années plus tard, la pandémie de Covid-19 a marqué un véritable tournant dans sa vie. Touchée par une forme sévère de la maladie pendant le confinement, Zaz explique avoir pris conscience de la nécessité de changer radicalement ses habitudes. Une remise en question qui l’a conduite à abandonner progressivement plusieurs addictions. Elle expliquait ainsi au « Parisien » :

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« En confinement, j’ai eu le Covid de manière sévère. Je n’avais plus d’odorat, plus de goût pendant au moins trois ou quatre mois. J’étais tellement en détresse que j’ai tenté le jeûne pour réinitialiser mon système immunitaire, avec mon mari. Lui, il a perdu 7 kg en trois jours et moi, 5 kg.

À cette époque, je fumais trois paquets par jour dans les bons jours et je picolais pas mal, j’aimais bien le vin rouge… Le jeûne est un outil très, très fort pour beaucoup de gens, et cela m’a clarifié les idées. Mais ensuite, comme je suis excessive dans tout, j’en ai refait un deuxième et j’étais tellement bien que je n’ai pas mangé pendant dix jours. Cela fait cinq ans que j’ai tout arrêté et je n’ai jamais repris. Je suis hyper heureuse parce que je me suis redécouverte, j’ai affronté toutes mes peurs. J’ai arrêté l’alcool, de fumer des clopes, de boire du café et de manger des animaux. Je me servais de l’alcool, des clopes et du café comme béquilles »

À travers ce témoignage, Zaz décrit une transformation profonde, bien au-delà du simple arrêt de certaines consommations. La chanteuse explique avoir entrepris un véritable travail sur elle-même afin de retrouver un équilibre durable et d’affronter les difficultés sans avoir recours à ces béquilles qui accompagnaient son quotidien.

Ce parcours met en lumière une facette plus intime de l’artiste, loin de l’image solaire qu’elle renvoie sur scène. En assumant publiquement ses excès passés comme son chemin vers l’apaisement, Zaz livre le récit d’une reconstruction personnelle qu’elle présente aujourd’hui comme l’une des étapes les plus importantes de sa vie.

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