Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Au fil des années, Julia Vignali s’est imposée comme l’une des animatrices les plus appréciées du petit écran. À la tête d' »Affaire conclue », elle affiche un ton spontané et une personnalité assumée, aussi bien à l’antenne que dans ses projets professionnels. Une liberté qu’elle revendique également lorsqu’elle évoque ses consœurs, à commencer par Karine Le Marchand, pour laquelle elle ne cache pas son estime.
Figure bien connue de France Télévisions, Julia Vignali a su diversifier ses activités au-delà de l’animation. L’ancienne présentatrice de « Télématin », également compagne de Kad Merad, s’est lancée dans la production avec sa propre société. Un projet personnel qu’elle a voulu marquer d’une touche d’humour en choisissant un nom volontairement à contre-courant de son image. Une manière, selon elle, de jouer avec les clichés plutôt que de les subir.
Ce choix n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui d’une autre personnalité du paysage audiovisuel français. Animatrice emblématique de « L’amour est dans le pré », Karine Le Marchand a elle aussi baptisé sa société de production avec une pointe d’ironie, un clin d’œil que Julia Vignali dit apprécier. Invitée sur Sud Radio, Julia Vignali expliquait d’abord le nom choisi pour sa propre société de production :
« Je viens d’appeler ma société de production « Femme objets ». Quand on me connaît, on sait tous que je ne suis pas une femme-objet. Donc femme au singulier et objets au pluriel pour prendre le contre-pied ! »
Au cours du même entretien, l’animatrice évoquait ensuite Karine Le Marchand, saluant avec amusement une démarche qu’elle juge comparable à la sienne :
« Vous savez que Karine Le Marchand a une société de production qui s’appelle « Potiche ». Quand on connaît Karine Le Marchand… On sait que c’est tout sauf une potiche. »
À travers cette remarque, Julia Vignali met en avant le tempérament affirmé de sa consœur, connue pour son indépendance et son caractère bien trempé. Pour elle, le nom choisi par Karine Le Marchand relève avant tout de l’autodérision et constitue une façon de détourner les stéréotypes.
L’animatrice a d’ailleurs conclu son intervention sur la même note légère, en revenant sur le sens qu’elle souhaitait donner à sa propre société de production. Au micro de Sud Radio, elle ajoutait :
« Je vous confirme que je ne suis pas une femme-objet, mais une femme qui aime les objets ! »
À travers ces confidences, Julia Vignali revendique une vision décomplexée de son métier et de ses projets. Son regard sur Karine Le Marchand illustre également l’estime qu’elle porte à une animatrice qui, comme elle, n’hésite pas à manier l’humour pour mieux bousculer les idées reçues et affirmer sa personnalité.
