Frédéric Beigbeder (60 ans) déballe les conséquences de sa débauche : « J’en ai honte, j’ai fait un…

Frédéric Beigbeder
LEGEND (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Pendant des décennies, Frédéric Beigbeder a fait de ses excès une véritable signature. Entre nuits blanches, fêtes, alcool et provocations, l’écrivain n’a jamais cherché à dissimuler un mode de vie qu’il a souvent raconté dans ses livres. Mais à 60 ans, un grave problème de santé est venu bouleverser ses habitudes. Une épreuve qui l’a conduit à évoquer avec une rare lucidité les conséquences de ses années de démesure.

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Figure incontournable de la littérature française contemporaine, Frédéric Beigbeder s’est imposé grâce à des romans comme 99 francs ou L’amour dure trois ans. Au fil de sa carrière, l’auteur a cultivé une image de provocateur assumé, n’hésitant jamais à évoquer son goût pour les soirées sans fin, l’alcool ou encore les drogues. Des excès qu’il revendiquait volontiers, jusqu’à ce que son état de santé le contraigne à revoir son mode de vie.

À l’approche de la soixantaine, le romancier a été victime d’un sérieux problème cardiaque. Une alerte qui l’a poussé à prendre conscience des limites de son organisme, même s’il continue d’aborder le sujet avec son humour habituel. Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche au début de l’année 2025, Frédéric Beigbeder confiait :

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« Pfff, j’ai honte… J’ai fait un infarctus il y a trois semaines, soins intensifs, stent et tout ça. Les cardiologues m’ont dit d’arrêter la viande rouge, vous voyez que je ne tiens pas longtemps. »

Derrière cette pointe d’autodérision, l’écrivain reconnaissait avoir vécu une véritable prise de conscience. Il expliquait notamment avoir repensé à un conseil que lui avait donné Michel Houellebecq, quelques jours seulement avant son hospitalisation :

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« Michel Houellebecq m’avait donné ce conseil : ‘Écris chaque livre comme si tu allais mourir le jour de la publication.’ Là, ça a failli être vrai ! Une semaine après avoir envoyé les dernières corrections sur les dernières épreuves, j’étais en soins intensifs. »

Depuis cet infarctus, le quotidien de l’écrivain a profondément changé. Traitements médicaux, surveillance de son alimentation et nouvelles habitudes rythment désormais sa vie. Fidèle à son ton provocateur, il préfère néanmoins plaisanter sur cette nouvelle réalité plutôt que de s’apitoyer sur son sort. Dans ce même entretien, l’auteur expliquait :

« Si je peux manger ça sans mourir tout de suite, c’est grâce aux médicaments que je prends, les statines, qui réduisent le cholestérol. J’ai aussi un bêtabloquant pour ralentir la pression artérielle, et de l’aspirine pour fluidifier le sang. Sans compter l’insuline que le diabétique que je suis s’injecte toute la journée. Voyez, je ne suis pas sevré, j’ai juste remplacé les substances interdites par des drogues légales ! »

À travers ces confidences, Frédéric Beigbeder dévoile un visage plus vulnérable que celui auquel il a habitué le public. Sans renier les années d’excès qui ont façonné son personnage, l’écrivain reconnaît aujourd’hui que son corps lui impose de nouvelles limites. Une évolution qu’il assume avec la même franchise et le même sens de l’autodérision qui caractérisent son œuvre depuis ses débuts.

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