Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Plus de vingt-cinq ans après les premiers volets, le retour des Bronzés sur grand écran en 2006 a ravi les spectateurs comme les membres de la troupe du Splendid. Ces retrouvailles ont donné lieu à de nombreux souvenirs de tournage, toujours empreints d’humour et de complicité. Pour Marie-Anne Chazel, cette nouvelle aventure a même permis de réaliser un souhait amusant qu’elle nourrissait depuis longtemps. Une anecdote révélée avec beaucoup d’autodérision.
Figure incontournable du cinéma français, Marie-Anne Chazel a construit sa carrière aux côtés de la troupe du Splendid, dont les films sont devenus cultes. En 2006, l’actrice retrouvait ses partenaires de toujours pour Les Bronzés 3, un projet particulièrement attendu par le public. Malgré les années écoulées, l’ambiance sur le plateau semblait être restée fidèle à celle des débuts, entre plaisanteries, souvenirs et complicité retrouvée.
Le réalisateur Patrice Leconte a d’ailleurs assuré que les liens entre les membres de la troupe étaient restés très solides, malgré les décennies passées. Selon lui, chacun avait retrouvé naturellement sa place au moment de reprendre le tournage. Dans un entretien accordé à Télé Star, Leconte confiait :
« J’ai retrouvé les mêmes qu’à l’époque. Peut-être ont-ils, au cours des années, connu des périodes d’éloignement, de dissensions, de petites jalousies, allez savoir ! Mais ils sont toujours restés très complices »
Au-delà des retrouvailles, le tournage a également donné lieu à une anecdote qui a beaucoup amusé l’équipe. Pour les besoins du film, Marie-Anne Chazel a pu concrétiser un fantasme qu’elle évoquait depuis longtemps : celui d’arborer une poitrine beaucoup plus généreuse. Une transformation qui a nécessité un important travail de maquillage et de prothèses :
« Avec sa petite poitrine, elle avait toujours rêvé d’avoir de gros seins… On a engagé un spécialiste et son assistante pour fabriquer sur place, dans un four spécial, de fausses poitrines. On en changeait tous les trois jours pour cause d’usure ! Entre les prises, Marie-Anne se pavanait avec et ne cessait de répéter : ‘Je n’ai jamais été autant regardée !’ Mais elle payait aussi le prix de sa coquetterie car elle se levait à l’aube, l’installation de ces faux seins prenant un temps fou chaque matin… »
Cette histoire illustre parfaitement l’atmosphère détendue qui régnait sur le tournage des Bronzés 3. Fidèle à son sens de l’humour, Marie-Anne Chazel a vécu cette transformation avec beaucoup de légèreté, profitant pleinement de cette expérience originale. Une anecdote qui témoigne aussi de l’esprit de camaraderie resté intact au sein de la troupe du Splendid, plusieurs décennies après ses premiers succès.
